Terrorisme en Algérie : Le discours et les faits

Dans une dépêche de l’AFP, reprise en intégralité pour le Quotidien Le Figaro, dans sa livraison de mercredi 28 octobre dernier, il est rapporté que « le premier ministre algérien Ahmed Ouyahia a estimé aujourd’hui que le terrorisme est « lourdement écrasé » dans le pays par la lutte anti-terroriste et la politique de concorde et de réconciliation nationale.»

« En marge de l’ouverture de l’année judiciaire en Algérie, marquée par un discours du président Abdelaziz Bouteflika, Ahmed Ouyahia a souligné que « le terrorisme ne cesse pas avec un coup de baguette magique » et appelé la population à faire preuve de vigilance, « première arme contre le terrorisme »», ajoute-t-il. « « Nous continuons notre bataille », a-t-il dit après avoir rendu hommage aux différents corps de sécurité engagés dans la lutte contre le terrorisme. « Il nous faut du courage, de la détermination, mais c’est une bataille que l’Algérie a gagnée, puisque le terrorisme n’a jamais visé que la déstabilisation du pays ou la prise du pouvoir », a-t-il affirmé. Or, le « terrorisme n’a pas pris le pouvoir et n’a pas déstabilisé le pays ».»

« Le premier ministre a ajouté que « les personnes qui montent au maquis se comptent à moins d’une dizaine sur trois années », une précision qui sonnait comme un démenti aux informations rapportées dans certains journaux, notamment dans la presse algérienne arabophone », lit-on également sur cette dépêche.

« « Nous combattions ce qu’on appelait les ‘Katibate’ (phalanges) de quelques dizaines de terroristes qui pouvaient être localisés. Aujourd’hui, nous combattons deux ou trois individus qui, de surcroît, se déguisent comme ‘monsieur tout le monde’ et se réfugient dans les actes les plus abjectes et imparables, tels les kamikazes qui ne se détectent pas à l’avance »» a encore souligné Ahmed Ouyahia.

Mais sur ce registre, la dépêche de l’AFP, précise que « ces propos interviennent sept jours après l’attentat terroriste spectaculaire de jeudi dernier en Kabylie (110km à l’est d’Alger) où pas moins de sept membres des forces de sécurité chargés de la surveillance de travailleurs canadiens avaient été tués dans une embuscade.»

Des faits qui sonnent comme un sanglant démenti aux propos lénifiants, triomphalistes et surréalistes du Chef du Gouvernement algérien. Pour preuve, au moment même où ce responsable tient ce discours, deux faits d’actualité lui apportent la contradiction.

Ainsi, selon le Quotidien El Watan (édition du jeudi 29 octobre 2009), « lors d’une opération de ratissage menée dans la matinée d’hier par les éléments de l’ANP aux environs du douar Qamra, commune de Aïn Rich, un garde communal a été tué par l’explosion d’une bombe que les terroristes avaient enfouie dans cette zone qui est représentée par la partie est du piémont de djebel Boukhil, qui demeure le lieu de prédilection des groupes terroristes », lit-on à ce propos.

Dans les colonnes de cette même édition, il est annoncé que « des terroristes embusqués ont ouvert le feu hier (mercredi) sur le chef du détachement de la garde communale d’Ath Aïssi, dans la daïra de Beni Douala, au sud de Tizi Ouzou.»

Citant des « sources locales », El Watan indique que « la victime s’apprêtait à monter dans son véhicule pour se rendre au travail, vers 8h, quand elle a essuyé des tirs à l’arme automatique provenant d’un buisson, aux abords de la route qu’elle emprunte chaque matin. Blessé à la jambe, le chef du détachement de la garde communale a été évacué au CHU Nedir Mohamed de Tizi Ouzou, où il a étépris en charge. Ses jours ne sont pas en danger, a-ton appris de source hospitalière.»

Un acte sur lequel revient aussi le site d’information Tout sur l’Algérie dans une mise à jour datant de mercredi matin.
En effet, selon TSA, « le chef du détachement de la garde communale de Beni Aissi, dans la daïra de Beni Douala, à 10 kilomètres au sud de la wilaya de Tizi Ouzou, a échappé, mercredi 28 octobre vers 8 heures, à un attentat terroriste.» TSA affirme détenir cette information de « sources sécuritaires locales ».



Attentat de Tizi-Ouzou : Réactions de l’Algérie et du Canada

L’attentat, perpétré dans la matinée du jeudi 22 octobre dernier contre un véhicule transportant des agents de sécurité d’une société privé à Souk El-Tenine près de la ville de Tizi Ouzou, aurait fait six morts et un blessé, selon le site d’information Tout sur l’Algérie qui rapporte le « bilan officiel fourni dans l’après-midi (du jeudi, nda.) par le ministre de l’Intérieur, Yazid Zerhouni.» Un bilan répercuté également par les médias gouvernementaux, notamment les trois radios nationales dans leurs éditions du soir. «Effectivement, six patriotes ont été tués et un autre a été blessé. Ils faisaient partie de l’équipe qui veillait sur la sécurité d’un chantier de construction d’un barrage de pompage d’eau aux habitants de la région », a précisé M. Zerhouni, ajoute TSA.

Pour sa part, le Quotidien El Watan, revient dans le détail sur cet attentat, dans son édition du week-end (vendredi 23 octobre 2009). Ainsi, le reporter d’El Watan affirme que « selon des témoignages recueillis sur le lieu de l’attentat, un groupe important- le nombre serait plus de 20 éléments- a intercepté, aux environs de 6h30 un fourgon, un Boxer d’un particulier, qui transportait les victimes, et ce, avant de le cribler de balles.» « Les agents de sécurité qui travaillent à la société Canadienne SNC Lavalin avaient, nous dira un élu, l’habitude d’emprunter quotidiennement le même tronçon routier, à savoir le CW147, reliant la localité de Souk El Thenine à celle de Méchtras. C’est au lieu dit Ighil Oumenchar, à 4 km au sud du chef-lieu de la commune que les assaillants ont tendu un guet-apens au véhicule à bord du quel se trouvaient les victimes », précise encore le reporter. Plus loin El Watan annonce que « quelques heures après l’attentat, les forces de sécurité ont enclenché une vaste opération de recherche. D’importants moyens ont été déployés par l’ANP pour ratisser toute cette zone forestière entre Souk El Thenine, Ait Abdelmoumène et Mechtras.»

Paradoxalement, le ministre de l’Intérieur a souligné, jeudi dernier, « la nette amélioration de la situation sécuritaire en Algérie grâce « à la conscience de la population et au travail des services de sécurité et de sûreté » », comme le rapporte le site TSA.

Dans le même article, ce site d’information annonce que « le Canada a recommandé, vendredi 23 octobre, à ses ressortissants présents en Algérie d’éviter de se rendre à l’extérieur des grands centres urbains en Algérie. Dans un avis publié sur son site Internet, le ministère canadien des Affaires étrangères et du Commerce international « recommande d’éviter tout voyage non essentiel à l’extérieur des grands centres urbains en Algérie, tout particulièrement dans la région montagneuse de Kabylie, laquelle comprend les provinces de Tizi Ouzou, Bouïra, Boumerdes et Bajaïa, ainsi que dans les provinces de Blida, Medea et Ain Defla. Des actes terroristes, des activités de banditisme et des enlèvements pour l’obtention d’une rançon se sont produits dans ces secteurs.»



Sept morts dans une attaque terroriste à Tizi Ouzou

Le site d’information « Tout sur l’Algérie » vient d’annoncer que, ce jeudi 22 octobre 2009, à 6h30 du matin, une attaque terroriste a fait sept morts parmi les employés d’une société de sécurité, engagée pour garder un chantier de travaux hydraulique s de la société canadienne SNC Lavalin, entre Maatkas et Souk El Tenine, à une vingtaine de kilomètres au Sud-ouest de Tizi Ouzou.

Selon le reporter, qui cite des sources sécuritaires locales, l’armée algérienne s’est déployée dans la zone suite à cette attaque meurtrière. L’article complet est à lire ici.

Selon une dépêche d’AP, reprise par la version numérique du Nouvel Observateur, les victimes auraient eu « l’habitude de prendre cette route pour se rendre à Ouadhias, où se trouvent le chantier des Canadiens », a expliqué à l’AP le garde communal Saïd Kesri. Selon lui, les assaillants avaient « certainement observé leur itinéraire avant de les attaquer ».

Selon cette même dépêche reprise par NouvelObs, « les corps des sept victimes ont été transportés à la morgue de Boghni, sous-préfecture dont relève le lieu de l’attaque, alors que les deux blessés étaient transférés en urgence au centre hospitalo-universitaire de Tizi-Ouzou, selon le Dr Youcef Hadj de l’hôpital d’Ouadhias. »

Plus loin, le reporter d’AP rappelle que « jeudi dernier, un policier avait été assassiné à Aït Boumahdi, un village dépendant de la commune d’Ouacif, non loin du lieu de l’attaque de jeudi », avant de s’interroger sur l’efficacité de la lutte anti-terroriste en soulignant que « En dépit d’un quadrillage et des ratissages à répétition de la région par l’armée, les groupes islamistes, à commencer par Al-Qaïda au Maghreb islamique, continuent d’y perpétrer régulièrement des actes de violence contre les représentants des forces de sécurité. » Lire l’intégralité de la dépêche d’AP ici.

A souligner que selon une dépêche del’AFP, reprise par le site d’information romandie.com, les victimes seraient au nombre de six selon des « sources locales ». Ainsi, « les six victimes ont été tuées sur le coup, un autre a été grièvement blessé et le dernier est porté disparu, a-t-on ajouté de même source. » Lire la dépêche de l’AFP intégralement ici.



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