Internet : avis de « censure » !

Ce qui se susurrait de bouche à oreille, se disait à voix basse ou alimentait les débats des forums risque de devenir une réalité loin d’être virtuelle. Et pour cause: Les pouvoirs publics algériens vont verrouiller et contrôler l’accès à Internet. Aujourd’hui, beaucoup de quotidiens en font leurs Unes.

Le Quotidien El Watan de ce mardi 10 novembre 2009, pose la question : « S’apprête-t-on à verrouiller la Toile algérienne ? Va-t-on vers une restriction des libertés virtuelles, à l’instar de la Chine ou de la Tunisie ? Telle est l’inquiétante question qui taraude l’esprit de nombreux internautes algériens. La raison en est les annonces successives du gouvernement de mesures à mettre en place dans l’optique de protéger la Toile algérienne de tout contenu subversif, à caractère pornographique ou encore toute attaque  «cybercriminelle». » « En juin dernier déjà, l’Assemblée populaire nationale (APN) adoptait une loi portant règles particulières de prévention et de lutte contre les nouvelles formes de criminalité, dont la cybercriminalité », écrit encore El Watan. (Lire la suite de l’article ICI).

Sous le titre « Algérie : un dispositif de dernière génération pour surveiller internet », le site d’information Tout sur l’Algérie annonce que « depuis quelques semaines, le réseau internet algérien est placé sous haute surveillance. Selon nos informations, le gouvernement a fait récemment l’acquisition et installé un dispositif de dernière génération pour surveiller la totalité du trafic internet qui transite par le territoire national. » « Le matériel a été fourni par des entreprises américaines et françaises, selon la même source. Le dispositif sera renforcé prochainement par l’acquisition de systèmes capables de décrypter des messages codés sur la toile », précise également le site Tout sur l’Algérie. (Lire la suite de l’article ICI).

Pour sa part le site d’information Algérie-focus, avait déjà alerté, le 07 novembre dernier, sur cette situation en publiant un entretien avec le cyberdissident « El Mouhtaram »  animateur du blog http://ffs1963.unblog.fr/ sous le titre « Cybercriminalité ou verrouillage de l’internet en Algérie ? Entretien.» en voici la première question-réponse :

Ainsi, à la question d’Algerie-Focus.com : »Vous animez depuis quelques années un blog politique. Pouvez-vous nous présenter votre travail et les résultats obtenus en matière d’audience notamment ? », le blogeur  « El Mouhtarem  » affirme: « Le blog «Algérie Politique» a été crée en mai 2007. Il se veut un espace de libre débat et d’échange d’opinions entre les internautes algériens. Actuellement, il enregistre entre 4000 et 5000 visites/jour. A ce jour, «Algérie Politique» est visité par plus de 1,5 millions de personnes. J’avoue que je ne connais pas les visiteurs ni ceux qui m’envoient leurs contributions. Je pense que c’est cela qui fait le charme de mon blog.  (Lire la suite de l’entretien ICI).

Dans une édition précédente, datant du 06 novembre dernier, le même site d’information, Algérie-focus posait déjà la question: « Alger va censurer Internet? ». Pour ce site, « la protection des enfants contre les sites pédo-pornographiques, de violence, d’incitation à la haine raciale, de terrorisme est certes une préoccupation de tout un chacun, que se soit les États ou les familles, mais la réponse du ministre nous laisse penser que nous nous dirigeons vers une surveillance, un filtrage et voire même une censure de l’internet en Algérie ». « Comment protéger les jeunes algériens des sites pornographiques sur le réseau internet ? Telle est la question orale posée par un député de l’assemblée populaire nationale au ministre des postes et technologies de l’information et de la communication M. Bessalah », rapporte le site d’information Algerie-Focus. (Lire la suite de l’article ICI).



Tizi-Ouzou : un groupe terroriste anéanti

La presse algérienne est revenue, ce lundi 09 novembre 2009 sur l’identité et les circonstances de l’embuscade tendue samedi soir contre un groupe terroriste en Kabylie et durant laquelle trois éléments armés ont été abattus.

Sous le titre « l’émir de Sidi Ali Bounab abattu- Le GSPC a perdu plusieurs de ses chefs », le Quotidien El Watan annonce (lire l’article ici) que « Abou Sofiane, émir de la seriat (section) Sidi Ali Bounab, dépendant de la phalange Ennour, pour la région centre du GSPC, ne sévira plus.»

Selon El Watan, « il a été abattu par les forces de sécurité, dans la nuit de samedi à dimanche, à l’issue d’une embuscade qui lui a été tendue à Taourirt Moussa, non loin de la région de Aït Mahmoud, située à Tizi Ouzou », citant une « source sécuritaire ». « De son vrai nom Akli M., le chef terroriste était avec deux de ses acolytes non encore identifiés, lorsque les militaires, qui agissaient sur informations, l’ont intercepté. Il était sur le point de commettre un attentat terroriste dont la cible n’était pas connue. A l’issue de l’opération, un RPG 7 et un pistolet mitrailleur kalachnikov, ainsi que des documents subversifs ont été récupérés », révèle le Quotidien avant de revenir sur l’identité et le parcours d’un de ces éléments abattu. Ainsi, selon ce Quotidien, « originaire de Draâ Ben Khedda, Abou Sofiane avait rejoint les maquis du GSPC à la fin des années 1990. Il a été identifié par les services de sécurité comme étant un des auteurs de nombreux attentats dont les plus récents sont l’assassinat, le 3 août dernier, de quatre citoyens au village Chouaklia à Tadmaït, l’attaque menée contre la BMPJ de Draâ Ben Khedda, l’assassinat de deux militaires à Tizi Ouzou, et plusieurs autres attentats à l’explosif visant les patrouilles des services de sécurité.»

Pour le Quotidien Liberté de ce lundi (lire l’article ici), les trois islamistes armés « ont été abattus avant-hier samedi, à 21h, sur la RN30 menant de Tizi Ouzou vers les localités de Béni Douala, Ben Yenni et les Ouadhias, a-t-on appris hier de sources sécuritaires locales.»

« Selon notre source, les trois membres du GSPC ont été abattus par les forces de l’ANP sur le deuxième viaduc du barrage Taksebt, situé précisément au niveau de l’intersection menant vers les villages Taourirt-Moussa et Talla-Khelil » annonce Liberté avant de préciser que « le véhicule à bord duquel se trouvaient les trois terroristes était filé depuis Alger par une unité spéciale de l’armée alors que d’autres unités étaient embusquées près du viaduc. Les trois islamistes armés tentèrent de résister, en vain.»

« Trois armes de type kalachnikov ont été récupérées alors que les trois corps ont été acheminés dans la soirée vers la morgue du CHU Nédir- Mohamed de Tizi Ouzou. Un de ces corps a été identifié comme étant celui de “l’émir” M. Akli, âgé de 35 ans et originaire de Sidi Naâmane, a indiqué notre source précisant qu’il s’agit d’un ancien terroriste qui a rejoint le maquis tout au début des années 1990. Quant aux deux autres corps, ils sont toujours en cours d’identification au CHU de Tizi Ouzou », précise Liberté avant de souligner que « cette opération antiterroriste intervient moins de 24h après le hold-up perpétré par un groupe armé contre l’agence postale d’Aït Mahmoud, dans la région de Béni Douala. Elle constitue également un second coup dur que subissent les groupes armés en une semaine, soit après celui d’Iflissen lorsque la mobilisation et la pression exercée par la population locale a abouti à la libération d’un commerçant kidnappé sans versement d’une quelconque rançon.»



Boumerdès : Un officier de l’ANP tué par une bombe

Le Quotidien LIBERTE annonce dans son édition de jeudi 5 novembre 2009 qu’« un officier de l’ANP au grade de commandant a été tué, hier vers 16h, par une bombe au  lieu-dit Oued Amara, non loin de la carrière d’agrégats de cap Djinet, 35 km à l’est de Boumerdès.»

Selon les sources du Quotidien « l’officier s’apprêtait à désamorcer l’engin lorsque celui-ci explosa, le tuant sur le coup. D’autres bombes ont été découvertes sur le lieu de  l’explosion.»

Le correspondant de LIBERTE dans la wilaya de Boumerdès affirme que jusque dans la soirée du mercredi « l’opération de déminage se poursuit dans cet endroit qui s’apparente, selon les mêmes sources, à un lieu de stockage de bombes artisanales de katibat El-Ansar du GSPC, qui sévit dans la région.»

« C’est à la suite d’un banal accident de la route que ces bombes ont été découvertes. En effet, vers 15h30, une voiture s’est renversée dans un ravin près de la carrière d’agrégats. Des citoyens, notamment des automobilistes, se sont arrêtés et se sont  précipités au secours des occupants du véhicule. À ce moment-là, ils découvrent sur le lieu plusieurs bombes prêtes à l’emploi dont l’une sera fatale pour l’officier de l’ANP », précise encore le journaliste de LIBERTE.

Notons que seul le Quotidien LIBERTE a rapporté cette information.

Au registre judiciaire le même Journal annonce, dans un second article que la Cour de Boumerdès a prononcé la peine capitale contre une dizaine de terroristes en fuite.

« Le tribunal criminel près la cour de Boumerdès a condamné avant-hier dix terroristes à la peine de mort par contumace pour notamment  “adhésion à un groupe armé et homicide volontaire”. Les accusés tous en fuite font partie de la séria de katibat El-Ansar qui sévit à l’est de Boumerdès », lit-on dans les colonnes régionales du Quotidien LIBERTE.

Par ailleurs, « le même tribunal a acquitté six personnes accusées d’avoir participé à l’assassinat du chef de la BMPJ de Baghlia alors que le procureur avait requis la peine maximale contre les inculpés. Les mis en cause étaient accusés d’avoir donné des informations sur le déplacement du chef de la BMPJ qui, pour rappel, a été tué à Cherchar dans la commune d’Ouled Aïssa en juin 2006 », souligne encore le journal tout en précisant que « lundi, le tribunal a également acquitté un commerçant de Bordj Menaïel accusé d’avoir donné 200 millions de centimes à un groupe terroriste qui avait kidnappé son fils âgé de 25 ans. Les juges n’ont pas suivi le réquisitoire du procureur qui avait requis 10 ans de prison ferme contre l’accusé pour “aide, financement et soutien à un groupe armé”, estimant que l’accusé, originaire de l’ex-Mirabeau, a affirmé avoir averti les services de sécurité et les a tenus régulièrement informés de la situation de son fils et des exigences du groupe terroriste qui avait demandé au départ plus de 2 milliards de centimes.»



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