« Criminalisation » du fait colonial Français: douteuse initiative algérienne

23-09-2008

Dans une dépêche de l’AFP, reprise par le NouvelObs, ce dimanche 07 février 2010, on apprend qu’« une proposition de loi soumise au parlement algérien prévoit la création de tribunaux spéciaux pour juger les responsables de crimes coloniaux et demande à la France excuses et indemnités.»

Ainsi, selon l’AFP, reprise par NouvelObs, « le parlement algérien envisage d’adopter une loi criminalisant le colonialisme français (1830-1962), a indiqué, dimanche 7 février, un député du Front de libération nationale (FLN) ». «  »Une proposition de loi criminalisant le colonialisme français a été déposée le 13 janvier au bureau de l’Assemblée populaire nationale (APN, chambre basse du parlement). Le projet sera soumis au gouvernement avant d’être adopté par le Parlement probablement lors de la session de printemps » , a déclaré à Alger Moussa Abdi, député du FLN (conservateur), au cours d’un débat au Forum du quotidien El Moudjahid (gouvernemental) », lit-on par ailleurs.

La dépêche de l’AFP précise que « cette proposition de loi a été signée par 125 députés de différents partis, notamment le FLN, le Rassemblement national démocratique (RND) du Premier ministre Ahmed Ouyahia, le Mouvement pour la société de la paix (MSP, islamiste) et El Islah, a indiqué Moussa Abdi ». (Lire l’intégralité de l’article ici).

A ce propos, il convient de signaler que parmi la représentation nationale algérienne, ces derniers signataires représentent exclusivement la ligue islamo-conservatrice au pouvoir depuis la mort de Boumediene en années 1979. Les partis progressistes, le Parti des travailleurs, le Rassemblement pour la culture et la démocratie (représentés à l’APN) ainsi que le Front des forces socialistes (sans députés) ne se sont nullement impliqués dans cette initiative.

Pire encore, cette sortie médiatico-politique survient au moment ou la justice a ouvert le dossier de la corruption dans la gestion des deniers publics mettant en cause des personnalités issues du sérail et de l’alliance islamo-conservatrice.



Essais nucléaires français dans le Sahara, la décontamination ?

Essais nucléaires français dans le Sahara, la décontamination ?

Sous le titre : « NUCLEAIRE – La décontamination des sites algériens est à l’étude », le Journal français NouvelObs, a répercuté une dépêche de l’AFP, ce dimanche 7 février 2010, sur son site (www.nouvelobs.com) annonçant que « 50 ans après les premiers essais nucléaires français dans le Sahara algérien, les associations ne se contentent plus d’une indemnisation des victimes.

« Une loi d’indemnisation des victimes « insuffisante », une décontamination des sites « inexistante »: 50 ans après le premier essai nucléaire français dans le Sahara, la société civile algérienne dénonce ses conséquences que des experts franco-algériens tentent de cerner », note le NouvelObs à ce propos. «  »Nous rejetons l’indemnisation, insuffisante, prévue par la loi française du 22 décembre 2009 car ce n’est pas avec quelques sous qu’on va régler un problème qui affecte plusieurs générations », dit à l’AFP Abderahmane Leksassi, vivant à Reggane et vice-président de l’association du 13 février 1960 », lit-on encore. (Lire l’intégralité de l’article ici).



Taieb Ferradji : transcrire pour mieux transmettre la culture

Taieb Ferradji : transcrire pour mieux transmettre la culture ces-exils-que-je-soigne

Le réseau citoyen de franco-berbères a réalisé une interview avec l’ethnopsychiatre Taieb Ferradji, à l’occasion de la publication par celui-ci de son dernier ouvrage : «ces exils que je soigne ». « Plus modestement, je souhaite, à travers cet ouvrage, donner un message d’espoir pour toutes celles et ceux qui sont dans la détresse et les difficultés et leur dire que, quel que soit le lieu d’où nous venons, nous pouvons arriver quelque part si nous savons nous appuyer sur notre héritage et concevoir notre avenir dans une logique de métissage », explique ce praticien forcé à l’exile dans les années 1990 par le chaos insurrectionnel vécu par l’Algérie.

Voici un extrait de cet entretien que vous pouvez lire en intégralité ici.

Pour mieux vous connaitre, parler nous de vous et de votre parcours ?

Je suis né à Ath Argane, magnifique village perché à plus de mille mètre d’altitude où on à l’impression d’être plus près du ciel et celle d’être capable de toucher les étoiles les soirs d’été tellement elles paraissent proches !

C’est aussi un village qui, dans le contexte des années post indépendance, était coupé de tout. Il n y avait pas de route carrossable, pas d’électricité, pas d’école et pas le moindre signe de civilisation ou de modernité. Les gens y vivaient un peu en vase clos depuis des générations mais savaient que pour survivre il fallait en sortir. C’est pour ça que les villageois d’Ath Argane ont connu, très tôt, l’immigration.

Les rares enfants scolarisés étaient ceux qui avaient de la famille aux Ouadhias ou à Bouira où il y a une forte communauté originaire d’Ath Argane. Moi, mes parents ont décidé que je devais être scolarisé mais que je devais rester auprès d’eux. C’est ainsi que je suis scolarisé au début des années soixante dix à Agouni Gueghrane. On était deux enfants à faire tous les jours l’aller-retour sur une distance d’environ neuf kilomètres matins et soir et un dénivelé de plusieurs centaines de mètres, Agouni Gueghrane étant, comme vous le savez, beaucoup plus bas.

A l’origine, il s’agissait juste de savoir lire et écrire mais la magie a opéré d’emblée et je prends goût à l’école. Après l’école primaire, c’est le collège aux Ouadhias où je suis interne, ne revenant au village que les week-ends et pendants les vacances. Puis, c’est le lycée à Draâ El Mizan et, enfin, l’université de médecine à Tizi-Ouzou et de psychiatrie à Alger. La tourmente que connait l’Algérie au début des années quatre vingt dix va précipiter un projet de formation à l’étranger et le transformer en migration définitive. En France, les diplômes algériens n’étant pas reconnu, c’est à nouveau la faculté de médecine pendant plusieurs années pour refaire mes études.

De quoi traite votre ouvrage « ces exils que je soigne » ?

Il traite à la fois des questions de migration et de transmission. C’est, avant tout, un hommage à mes parents et à tous les miens. Écrire, n’est ce pas la plus merveilleuse façon de redonner vie et parole à ceux que nous aimons et qui comptent pour nous ? Plus modestement, je souhaite, à travers cet ouvrage, donner un message d’espoir pour toutes celles et ceux qui sont dans la détresse et les difficultés et leur dire que, quel que soit le lieu d’où nous venons, nous pouvons arriver quelque part si nous savons nous appuyer sur notre héritage et concevoir notre avenir dans une logique de métissage. Dans ce contexte, se lancer dans l’écriture est d’abord la réalisation d’un projet et aussi le fruit d’une rencontre. Si la culture kabyle est essentiellement d’expression orale, il nous appartient de la rendre scripturaire afin de mieux la transmettre et de mieux la faire connaitre des non kabyles.

Cliquez ici pour découvrir une présentation du livre de Taieb Ferradji  



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