Femmes victimes de Hassi-Messaoud, la solidarité s’organise en France

Femmes victimes de Hassi-Messaoud, la solidarité s'organise en France hassi-messaoud-3

Le site d’information en ligne, Tout sur l’Algérie répercute une dépêche de l’AFP, dans son édition de ce mardi 11 mai 2010, et dans laquelle il est rapporté qu’« une centaine de personnes ont manifesté, lundi 10 main, devant l’ambassade d’Algérie à Paris pour protester contre les violences dont ont été victimes des femmes à Hassi-Messaoud et réclamer une réaction des autorités algériennes. Partis de gauche et syndicats ont manifesté aux côtés d’associations féministes et de défense des droits de l’Homme.» «Nous sommes là parce que des femmes se font agresser à Hassi-Messaoud (…). Ces femmes n’ont commis aucun crime si ce n’est le fait d’être femme et de travailler », a réagi la responsable de l’association Pluriel Algérie, Akrouf Sanhadja, précise-t-on également. « On veut que le gouvernement algérien réagisse», a déclaré Nadia Kaci co-auteur de « Laissées pour mortes », un livre de témoignages qui relate les violences de 2001, rapporte aussi TSA précisant que l’oratrice « regrette qu’il n’y ait « aucune volonté politique de faire en sorte que cela se règle ».» « »Il y a des violations absolument spectaculaires des droits de l’Homme », a estimé la secrétaire générale adjointe de la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH), Sophie Bessis. « L’Etat algérien n’a jamais rien dit, ni en 2001 ni aujourd’hui. (…) Ce silence, cette misogynie de l’Etat, encourage la misogynie de la société dans la mesure où ceux qui commettent ces exactions savent qu’ils le font dans l’impunité la plus totale », a-t-elle dénoncé », annonce-t-on également. (Lire l’article intégral ici).

A ce propos, le site nouvelobs.com souligne dans son exergue que « des partis de gauche et des syndicats ont défilé devant l’ambassade d’Algérie à Paris aux côtés d’associations féministes et des droits de l’Homme » (Lire l’intégralité de l’article ici).

Dans une tribune libre, publiée par ce même nouvelobs.com, et signée par Sanhadja Akhrouf (militante féministe algérienne) et Wicem Souissi (journaliste indépendant tunisien et chroniqueur à la revue Hommes et Migrations), les deux auteurs rappellent que « (…) En Algérie, il n’y a pas si longtemps, à Hassi-Messaoud, une région des plus sécurisées, l’inadmissible s’est produit. Songez donc que, courant avril, à plusieurs reprises, des femmes ont osé se laisser violer! Dépossédées par la même occasion de leurs biens, elles ont porté l’irréparable à son comble, elles ont porté plainte ! Ce fut, à l’évidence, proprement scandaleux.» Avec beaucoup de dérision et de sarcasme, Sanhadja Akhrouf et Wicem Souissi mettent à nu la complicité passive de l’Etat algérien face à ce drame vécu par ces femmes martyres.

Aussitôt, les deux militant rebondissent: «Circonstance aggravante, ces inconscientes sont des récidivistes ! Déjà, à l’été 2001, au même endroit, une centaine d’entre elles avaient commis les mêmes crimes, et elles avaient écopé de la même peine. Elles ont la mémoire courte ! » (Lire le texte intégral de cette tribune ici).

Dans l’édition en ligne du Quotidien Libération, on peut lire un entretien de Nadia KACI, auteure de «laissées pour mortes», un livre témoignage de deux femmes parmi les victimes de Hassi-Messaoud. Voici les deux premières questions-réponses de cet échange intense:

Pourquoi vous battez-vous? Quelle est l’attitude du gouvernement algérien face aux violences d’Hassi Messaoud?

A Hassi Messaoud, une des villes les plus surveillées d’Algérie, cinq cents hommes peuvent attaquer cent femmes, les violer, les torturer, voler leurs maigres biens, en toute impunité. Pour légitimer la barbarie, les femmes ont été accusées d’être des prostituées.Le gouvernement refuse de défendre ces femmes. Les plaintes sont restées sans suite. Le ministère de l’action sociale et de la solidarité nationale est dans le déni, le gouvernement prétend que l’affaire d’Hassi Messaoud est un complot monté par la France pour déstabiliser l’Algérie, ce silence est effarant.Les actes commis à Hassi Messaoud sont la conséquence directe du code de la famille de 1984, qui réduit la femme au statut de mineur. En Algérie, la femme est un sous-citoyen. On ne constate aucune volonté politique de régler le problème, et c’est ça le plus inquiétant.

Est-ce que les violences d’Hassi Messaoud sont un événement isolé ou symptomatique d’une violence récurrente en Algérie?

En Algérie, quand une femme se fait battre dans la rue, personne ne fait attention, les gens pense «ce doit être son mari, son père ou son frère».Personne ne fait entendre raison aux hommes, puisque les femmes sont considérées comme des propriétés. Hassi Messaoud est un peu particulier dans la mesure où il y a beaucoup de mouvements de population, mais on peut observer dans tout le pays ces mouvements de violence orientés contre les femmes. (L’entretien intégral est ici).

Toute l’actualité de cette affaire est sur ce blog dédié aux femmes martyres de Hassi Messaoud. http://hassi-messaoud.over-blog.com/



1 commentaire

  1. Hassi 12 mai

    Pour avoir le max d’info sur la mobilisation, allez sur le site:
    http://hassi-messaoud.over-blog.com

    les photos et videos des dernieres manifs

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