MESSALI n’a pas été un membre fondateur de l’ENA, selon le Commandant Si OUALI

MESSALI n'a pas été un membre fondateur de l'ENA, selon le Commandant Si OUALI entete4

Dans le texte ci-après, l’auteur, le Commandant Si Ouali (Ouali AIT AHMED, officier de l’ALN) revient sur un personnage controversé du Mouvement National, MESSALI El Hadj.

Dans une contribution parue dans le Quotidien Le soir d’Algérie du 29 juin dernier, l’auteur réfute avec vigueur la thèse que MESSALI soit « le père du nationalisme algérien ». Pis, il avertit: plus  on s’acharne à le réhabiliter aux yeux des nouvelles générations qui méconnaissent totalement l’histoire et la genèse de mouvement national, plus il l’expose à la polémique et dévoilent encore plus sa trahison.

Je vous propose un extrait de cette belle contribution écrite d’un style flamboyant et même virevoltant. Bonne lecture!

Izem d’Mhand it-inghan, ciea-s d’avu Sliman (*)

Par Ouali Aït-Ahmed

(*): Le lion, c’est M’hand qui l’a tué, l’honneur en revient au poltron vantard (le titre et la traduction est de l’auteur de la contribution)

Avant d’entrer dans le vif du sujet, je me permets de recourir à l’histoire de grand-mère, racontée, autour de l’âtre, afin de tromper la faim que nous imposait le régime colonial de triste mémoire. Dans un marché hebdomadaire de nos montagnes, tenait place un vieux paysan pour vendre un coq grand, gros et dodu, à plumes luisantes et multicolores que seules nos campagnardes savaient engraisser.

Non loin de lui, quatre chenapans qui prenaient leur café à l’ombre d’une hutte couverte de fougère ont vite remarqué l’oiseau domestique attaché, à la fois, par les pattes et par les ailes. Ils s’étaient juré de voir le soir même le coq dans la marmite assaisonné d’épices et de haricots «kabyles». Une stratégie diabolique a été mise au point pour arriver à leurs fins.

L’un d’eux s’approcha du paysan et le héla : «A combien tiens-tu ce lapin, à vava ?» – «Quoi ? Tu as devant toi un coq et non un lapin, mon fils ! ouvre bien les yeux !…» – «Je les ai bien ouverts, à vava ! C’est toi qui ne vois pas bien.» Et le vieux détourna le regard, plein de mépris. Vint le second pour lui demander la «somme offerte pour ce lapin !» Le vieux regarda sa marchandise pour être sûr qu’il s’agissait d’un coq et non d’un lapin. Il toisa le client de la tête aux pieds et lui répondit d’un coq et non d’un lapin. Un troisième arriva pour lui tenir les mêmes propos. Le paysan se mit à frotter ses cheveux blancs de ses ongles coupés en dents de scie. Bien que sa réponse fût évasive, il ne se départit point de son mépris affiché à l’égard du client. Passa alors le quatrième larron qui le salua avant de s’enquérir de «la somme offerte pour ce coq dont je n’ai jamais vu de pareil !» Alors, le vieux s’emporta et lui cracha à la figure : «Ula d’khimmini(2) tu me parles de coq, alors qu’il s’agit d’un lapin ! Où est le coq ici, espèce d’idiot ?» Et le vieux, fou de rage, dans tous ses états, prit l’animal, le tournoya de sa main droite et le flanqua au mur d’une bâtisse en ruine. Il prit son burnous et sa canne, puis s’en retourna à la maison, laissant les quatre larrons récupérer dans un rire sonore et moqueur le coq déchiqueté pour aller tranquillement le préparer pour déjeuner.

Ainsi donc, ils ont eu raison du vieux paysan qu’ils ont pu amener à voir par force suggestive un lapin à la place du coq que son épouse lui a confié au petit matin. A force d’être suggéré et répété le mensonge devient vérité.

Cette anecdote peut être appliquée à l’histoire de notre pays, s’il n’y a pas une saine réaction de la part des gens francs et honnêtes, qu’ils soient historiens, acteurs ou témoins du mouvement national et de la guerre de Libération. En effet, une offensive, tous azimuts, est déclenchée pour faire de Messali Hadj «le père de la Révolution». Conférences, articles dans la presse et tracts y contribuent. Si la réaction des responsables de l’ONM (Organisation nationale des moudjahidine), des combattants de l’ALN et FLN de l’intérieur, de la Fédération de France ne se fait pas entendre, les jeunes générations prendront ce grossier mensonge pour vérité absolue. C’est ce qui me pousse à le faire, la tête froide et sans chauvinisme aucun. Et là, les auteurs des articles (3) de presse, les conférenciers du 8 Mai à Tizi-Ouzou, qui ont distribué des tracts sur Messali Hadj pour le laver de sa trahison, verront qu’ils ne lui ont nullement rendu service.

C’est pénible pour moi de remuer la louche dans la marmite, lorsqu’il s’agit de quelqu’un qui n’est plus de ce monde ! Qu’en est-il au juste, à propos de Messali Hadj, dans la naissance du mouvement national ? Je dirais simplement que la naissance du nationalisme a eu pour base les échecs des insurrections régionales passées — 105 recensées de 1830 à 1916 — et l’ouverture faite sur le monde extérieur aux jeunes Algériens par deux décisions importantes que la France coloniale doit regretter amèrement : l’obligation du service militaire aux Algériens et le besoin d’une maind’œuvre à bon marché au profit de la métropole, et ce, dès 1912 pour se préparer à la récupération de l’Alsace- Lorraine qu’elle a perdue dans la bataille de Sedan en 1870, où l’empereur Napoléon III fut fait prisonnier.

Quatorze ans après cette ouverture sur le monde moderne, nous retrouvons 22 jeunes, imprégnés des connaissances acquises mus par la volonté de faire prendre consciences aux Algériens de la situation désastreuse dans laquelle ils vivaient, créèrent l’ENA (Etoile nord-africaine) en 1926 avec à sa tête Hadj-Ali Abdelkader de Relizane et comme président d’honneur le petit-fils de l’Emir Abdelkader, le capitaine à la retraite Khaled. Sur les 22, on ne compte pas moins de 18 de la Kabylie dont 6 d’Aït-Oumalou, sans oublier Djeffal comme adjoint de Hadj-Ali Abdelkader. Donc, point de Messali Hadj à la naissance de la première formation politique.

(l’intégralité de la contribution sur le site du journal Le Soir d’Algérie ici)



L’histoire officielle refoule ce qui contredit le mythe de l’unanimité et de la continuité, selon ADDI Lahouari

L’histoire officielle refoule ce qui contredit le mythe de l’unanimité et de la continuité, selon ADDI Lahouari entete4

La publication, par Said SADI (Président du RCD) d’un essai traitant de la mort des Colonels AMIROUCHE et SI ELHOUAS, a soulevé une polémique inouie, car les accusations portées par l’auteur à l’encontre de l’ancien président BOUMEDIENE et le fondateur et patron du MALG, BOUSSOUF sont d’une gravité extrême.

Parmi la multitude de textes ayant alimenté cette polémique (dont la quasi totalité a été publiée exclusivement sur les colonnes du quotidien Le Soir d’Algérie), j’ai choisi la conférence donnée par l’éminent sociologue ADDI Lahouari , le 16 juin dernier à l’université Mouloud MAMMERI de Tizi Ouzou.

Outre son caractère didactique proposant des clés pour comprendre les enjeux de cette polémique et de tout débat en Histoire, le choix de ce texte est motivé par le fait que ces deux hommes se sont, maintes fois, opposés dans de rudes empoignades à propos de la genèse de la crise politique nationale et  notamment le rôle et la responsabilité de l’islamisme du régime en place.

Bonne lecture!

L’écriture de l’Histoire et ses implications politiques en Algérie

Par Lahouari Addi

Pourquoi un pays comme l’Algérie a des difficultés à débattre publiquement et sereinement du passé de la guerre de Libération nationale ? La réponse réside dans le fait que le régime actuel est issu de cette histoire et ses dirigeants ont été les protagonistes des conflits internes au FLN qu’ils refoulent. Ils construisent une histoire de la guerre de libération qui a commencé en novembre 1954 et qui s’est terminée par la victoire en 1962 et dans laquelle les Algériens et les responsables étaient unis.

Le régime se présente comme l’héritier du 1er Novembre 1954, alors qu’il n’est qu’un courant du mouvement national qui s’est imposé sur les autres. Ce qui est à souligner, c’est qu’il a exercé un monopole sur Novembre 1954 pour se présenter comme son incarnation légitime, et pour cela, il faut refouler les événements et les hommes qui contredisent ce récit. Le discours officiel retient que Boumediène a été chef d’état-major et que, à ce titre, il est le représentant légitime du mouvement national, en passant sous silence qu’il n’était pas un combattant de l’intérieur et que sa désignation à ce poste a été un compromis entre les trois B (Boussouf, Bentobal, Belkacem Krim) qui, chacun de son côté, pensait le manipuler, étant donné les qualités qu’il présentait à l’époque : timidité, faible personnalité et absence d’ambition.

L’histoire officielle va refouler ces aspects qui contredisent le mythe de l’unanimité et de la continuité. Elle est une reconstitution désincarnée du passé où l’acteur est un personnage abstrait – le peuple – représenté toutefois par le leader. Si le leader n’est pas un maquisard, s’il a violé le Congrès de la Soummam en refusant le double principe de la primauté du politique sur le militaire et l’intérieur sur l’extérieur, s’il a opéré un coup d’Etat dès l’indépendance en renversant l’organe institutionnel légitime — le GPRA— il est alors urgent de mettre sous surveillance l’Histoire car elle risque de démentir la fiction sur laquelle le régime est construit. Cependant, il ne faut pas tomber dans l’excès inverse et croire que l’histoire du pays est une succession de complots et de trahisons. Ce serait une erreur de parler de Boussouf, Boumediène et du MALG en termes négatifs et leur intenter des procès soixante ans après. Ces acteurs appartiennent à l’Histoire et, à ce titre, il faut les prendre pour des représentants de courants et de sensibilités enracinés dans la société.

La force seule n’explique pas la défaite du GPRA face à l’étatmajor en 1962. Il y a eu probablement des raisons de conjoncture, mais l’explication fondamentale réside dans le fait que l’EMG a exprimé le populisme du mouvement national. Le Bureau politique proclamé à Tlemcen, et qui réunissait Ben Bella, Khider, Boumediène, Mohammedi Said, etc. a été la victoire du populisme bien ancré dans la culture politique des couches populaires. Comme universitaires, nous ne devons pas idéaliser la société et diaboliser les dirigeants.

Cette société, à majorité rurale, exténuée par une colonisation qui lui a refusé l’insertion dans la modernité, a donné naissance à un nationalisme où l’utopie tient lieu d’espoir et qui est marqué par des limites idéologiques qui seront un obstacle à la construction de l’Etat de droit. De mon point de vue, seuls deux responsables ont essayé de dépasser ces limites : Ferhat Abbas et Aït Ahmed. Ferhat Abbas attirait l’attention sur le défaut de réduire la civilisation occidentale au colonialisme. Il souhaitait que l’Algérie apprenne de la civilisation occidentale, ce qui semblait être une trahison pour des responsables comme Mohammedi Said ou Houari Boumediène. Quant à Aït Ahmed, dès 1962, il voulait que la souveraineté passe de l’ALN à l’Assemblée nationale constituante. Ces deux hommes ont été mis en minorité parce qu’ils étaient en avance par rapport aux représentations de leur société, parce qu’ils n’avaient pas de soutien. Le commandant Moussa, que j’ai connu à Oran, m’avait expliqué qu’il voulait le multipartisme en 1962 mais il n’avait pas trouvé d’appui parmi les anciens maquisards de la Wilaya IV.

(Retrouvez ce texte en intégralité sur le site du quotidien Le Soir d’Algérie ici)

 



Qutare morts dont un Chinois dans un attentat suicide à Ammal

Qutare morts dont un Chinois dans un attentat suicide à Ammal elWatanLogologo

 

 

 

 

Cela sonne comme une réplique cinglante de la part du maquis islamiste  après l’élimination de sept terroristes par l’armée, hier matin (jeudi 10 juin 2010) à Mizrana, nord-ouest de la wilaya de Tizi Ouzou.

En effet, le site d’information en ligne, Tout sur l’Algérie, a annoncé, ce matin (vendredi 11 juin 2010) qu’un « attentat à la voiture piégée contre une unité de la gendarmerie nationale à Ammal, entre Boumerdès et Bouira, a fait 4 morts et au moins 17 blessés, selon un bilan officiel fourni vendredi en fin de journée. » « Trois terroristes, dont le kamikaze, ont aussi été tués dans cette attaque. Pour sa part, l’ambassade Chine à Alger a confirmé l’information publiée dans la matinée par TSA sur le décès d’un ressortissant chinois dans cette attaque. »

Selon TSA, « l’attentat, perpétré dans la nuit de jeudi à vendredi, a ciblé une unité d’intervention rapide de la gendarmerie nationale implantée à Timizar, dans la commune d’Ammal non loin de Lalkhdaria, selon la même source. Les gendarmes ont riposté, tuant deux terroristes qui suivaient le kamikaze qui était au volant de la voiture piégée, a ajouté la même source. » (Lire l’article sur le site de TSA ici)

La même information a été rapportée par l’édition en ligne du Quotidien El Watan. Le correspondant local de ce journal précise que l’attentat suicide « a été perpétré jeudi le le 10 juin vers 23h à Ammale, à une trentaine de kilomètres au sud-est de Boumerdès. Un camion de type Hyundai, chargé d’explosifs a été lancé contre un barrage de contrôle routier de la gendarmerie nationale au lieudit Mizar, à l’entrée des Gorges de Lakhdaria. »

« L’attaque a fait 04 morts (02 gendarmes et 02 civils dont un ressortissant chinois) et une vingtaine de blessés. L’explosion a été suivie d’un échange de coups de feu nourris entre les gendarmes et le groupe terroriste auteur de cet attentat. Trois terroristes auraient été éliminés lors de cet accrochage. Juste après l’attentat, de nombreuses évacuations ont été faites vers l’hôpital de Thenia qui a dû faire appel au Samu pour les transferts vers d’autres hôpitaux. Une dizaine de blessés, dont l’état de santé nécessite des soins spécialisés ont été ainsi transférés vers Alger et d’autres établissements sanitaires de la région de Boumerdès », souligne encore El Watan sur son site web. (Lire l’article sur le site d’El Watan Ici)



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