Report du procès des quatre Chrétiens accusés de « pratique et ouverture de lieu de culte sans autorisation »

Report du procès des quatre Chrétiens accusés de

Le procès des quatre chrétiens, qui devait se tenir hier au tribunal correctionnel de Larbaâ Nath Irathen (27 km de Tizi Ouzou), a été reporté au 10 octobre à la demande des avocats de la défense, nous apprend le Quotidien El Watan de ce lundi 27 septembre 2010. « La demande de report a été motivée par l’absence du troisième avocat, maître Mokrane Aït-Larbi, qui assure la défense des prévenus en compagnie de Mes Rahmouni Fatiha et Benbelkacem », précise-t-on encore.

El Watan rappelle: « les accusés – Yahou Mahmoud, Raïd Abdenour, Mokrani Nacer et Haouedj Idir – sont poursuivis pour « pratique et ouverture de lieu de culte sans autorisation » » avant de souligner que « dans le même procès, Yahou Mahmoud, propriétaire du lieu de culte, est également poursuivi.»

Selon le reporter d’El Watan « sur la place Abane Ramdane mitoyenne avec le tribunal, des dizaines de citoyens ainsi que des membres de différentes organisations de défense des droits de l’homme, le représentant des églises protestantes d’Algérie, des membres du RCD, du MAK, du MDS, du Congrès mondial amazigh et du mouvement SOS libertés ont tenu à marquer leur présence pour dénoncer cette énième  » atteinte aux libertés individuelles « .» (Lire l’article d’El Watan en intégralité ici)

Le reporter du Quotidien Liberté rapporte: « Devant la porte du tribunal, une foule nombreuse, en signe de protestation, était présente. L’on pouvait lire sur l’une des banderoles exhibées par les manifestants : « Des lieux de culte pour tous ». »

Abordant le renvoi du procès, Liberté note: « Interrogée, Me Rahmani Fatiha, membre du collectif de la défense, dira que « l’affaire est ajournée à notre demande afin de constituer le dossier de la défense. L’accusation portée par la justice reste une atteinte à la liberté individuelle de ces personnes. Dans ce sens, la loi se trouve en contradiction avec elle-même. D’une part, l’État algérien signe une convention, une charte internationale, relative à la liberté de culte. D’autre part, on interdit la pratique d’une religion autre, en se référant à l’article 144 bis, du code pénal, pour atteinte au précepte de l’Islam. »

Liberté annonce également que « dans une déclaration rendue publique hier (…), le MDS estime que « des procès en cascades sont intentés contre des citoyens pour non-respect du jeûne pendant le Ramadhan, ou pour pratique illicite d’un culte, le christianisme. (…) Le pouvoir veut-il mettre sur un même pied d’égalité, d’une part, les criminels terroristes qui ont mis le pays à feu et à sang, et les personnalités qui ont dilapidé les bien publics et, d’autre part, des citoyens qui luttent pour arracher leur droits ».» (Lire l’article de Liberté sur son site ici)



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