Kidnappings en Kabylie: la population livrée aux groupes terroristes

Revenant sur l’état d’esprit régnant à Béni Douala, suite au kidnapping dont a été victime un commerçant de cette localité, dimanche 26 septembre, le Quotidien Liberté note, dans son édition de ce mercredi 29 septembre 2010, que  « la famille du commerçant (…) demeure toujours sans nouvelles de leur parent et aucune demande de rançon n’est encore formulée par les auteurs de ce 57ème kidnapping ». Le journaliste de Liberté s’interroge si « la population de la région des Aït Aïssi, dans la daïra de Béni Douala, se mobilisera-t-elle à l’instar de celle d’Iflissen, de Boghni puis d’Aghribs pour exercer la pression sur les ravisseurs afin d’obtenir la libération de l’otage sain et sauf et sans paiement d’une quelconque rançon », avant de souligner que « la population était toujours sous le choc suite à cet enlèvement qui a eu lieu sur un axe très fréquenté de la région et, de surcroît, à une heure de grande affluence automobile (et que) aucune mobilisation ne se profilait encore sur l’horizon de la région. »

Vers une mobilisation citoyenne?

A ce propos, Liberté affirme que « la population locale est encore dans la posture du wait and see mais des discussions entre villageois font déjà rage » et rapporte que selon les propos d’un habitant de la région de Beni Douala, « “Tout le monde en parle mais personne ne bouge pour le moment” ».

Sur sa lancée, le journaliste note: « À vrai dire, c’était de la même manière que les mouvements populaires pour demander la libération de plusieurs otages dans la région sont nés à Iflissen en novembre 2009 puis à Boghni en mars de l’année en cours puis à Aghribs début juillet dernier », avant de rappeler que « ces trois mouvements de solidarité des populations locales avec les familles des otages ont tous donné leurs fruits puisque, après plusieurs jours de pression exercée sur les ravisseurs, les victimes sont libérées saines et sauves et sans versement d’une quelconque rançon. De beaux exemples d’héroïsme et de courage et des leçons pour tous. C’est à cette épreuve de mobilisation qui fait reculer l’islamisme armé que se retrouve confrontée aujourd’hui la population de Béni Douala dont un de ses fils vient d’être enlevé par un groupe armé. »

Près de 60 kidnappings en Kabylie

Revenant sur les circonstance de rapt, Liberté note que « ce commerçant exerçant à Alger a été conduit vers une destination inconnue, alors que son accompagnateur relâché immédiatement aura témoigné aux services de sécurité, selon nos sources, qu’il avait reconnu un des auteurs de cet enlèvement qui porte ainsi à 57 le nombre des kidnappings dans la wilaya de Tizi Ouzou depuis l’apparition de ce phénomène vers la fin de l’année 2005. » (Lire l’article sur le site de Liberté ici)

Dans son article annonçant ce kidnapping, le site d’information en-ligne, tsa-algerie.com révélait que « ce commerçant exerçant à Alger a été enlevé par un groupe terroriste, dimanche 26 septembre, peu après 17h00, au lieu dit Tala Bounane à une 10 km de la ville de Tizi Ouzou, a-t-on appris lundi de source sécuritaire. Le commerçant B. Ramdane, âgé d’une soixantaine d’années, rentrait chez lui, lorsqu’il s’était retrouvé en face d’hommes armés de kalachnikovs qui dressaient un faux barrage au même endroit où Matoub Lounès fut tué en 1998. Les ravisseurs qui ont conduit la victime vers un endroit inconnu n’ont pas pris contact avec la famille du commerçant pour faire connaître leur demande, a ajouté la même source. » (Lire l’article sur le site de TSA ici)



Laisser un commentaire

Le parloir de l'Impératrice |
mandarines |
actionsplessisbouchard |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | KOI DE 9 ?
| CGT ICTAM de l'OPH 93
| lephotovoltaique