Tribunal de Ain El Hammam: 3 ans de prison ferme requis contre deux chrétiens non- jeûneurs

Tribunal de Ain El Hammam: 3 ans de prison ferme requis contre deux chrétiens non- jeûneurs une-dessin_101820_465x348

« Le procureur de la république du tribunal d’Ain El Hammam, à 45 kilomètres à l’est de la ville de Tizi Ouzou, a requis lors du procès qui s’est ouvert ce mardi 21 septembre, 3 ans de prison ferme à l’encontre des deux non jeûneurs H. H, âgé de 47 ans et S.F, âgé de 34 ans », a annoncé le site Tout sur l’Algérie, citant des sources présentes sur place et soulignant que « le verdict est laissé en délibéré pour le 5 octobre prochain ».

Tsa-algerie.com précise également que « la défense, constituée de 5 avocats, maîtres Ait Mimoun, Ait Larbi, Ahmed Hocine, Nacira Hadouche et Aissa Rahmoun, a plaidé la relaxe. Les avocats de la défense ont battu en brèche les faits retenus contre les deux prévenus et ce en rappelant qu’ils ne constituent pas un délit. Tout au long de leur plaidoyer, les avocats ont mis en avant le fait que techniquement l’article 144 bis 2 ne s’applique pas aux faits qui ont conduit à l’arrestation des deux non jeûneurs.» (Lire ici l’article sur tsa-algerie.com)

pour sa part, le site Dernières nouvelles d’Algérie note que « Interrogés par le juge, Hocine et Salem ont plaidé coupables et affirment assumer leur acte. Devant le juge, les deux accusés ont réitéré qu’ils sont de confession chrétienne et qu’ils ne sont pas concernés par l’observation du jeûne.» (Lire ici l’article sur dna-algerie.com)

Sur place, le correspondant d’El Watan annonce qu’ «à l’extérieur du tribunal, un rassemblement a été organisé pour soutenir les mis en cause. Dans la foule, on a remarqué, entre autres, la présence des membres de la ligue Algérienne de défense des droits de l’homme, des militants du MAK, mouvement pour l’autonomie de la Kabylie et une délégation du congrès Mondial Amazigh » avant de rapporter le témoignage de l’un des mis en cause dans cette affaire de non pratique de jeûne : «Je remercie ces citoyens qui sont venus nous soutenir, aujourd’hui.» (Lire ici l’article sur elwatan.com)

Pari ailleurs, Tsa-algerie.com écrit : « un sit-in populaire auquel ont pris part plusieurs centaines de citoyens, de militants des droits de l’homme, du RCD, du MAK, venus des quatre coins de la wilaya de Tizi Ouzou et de Bejaia, se tenait devant l’entrée principale du tribunal d’Ain El Hammam. Des slogans en faveur des libertés individuelles et de condamnation du pouvoir en général et de l’appareil judiciaire en particulier fusaient sans interruption tout au long du procès.»

Notons aussi que l’écrivain journaliste Arezki Aït Larbi, natif de la région de Aïn El Hammam a publié, ce mardi, une tribune sur les colonnes d’El Watan pour défendre les mis en cause et battre en brèche l’acte d’accusation.

Voici un extrait de cette intervention (Disponible intégralement ici): «La «police islamique du salut» a encore frappé ! Après avoir pourchassé les chrétiens, coupables de «pratiquer un culte non musulman sans autorisation», voilà les «chevaliers de la foi» en uniforme de la République lancés aux trousses des «dé-jeûneurs» du Ramadhan, traquant bouteilles d’eau et morceaux de pain comme de redoutables armes de destruction massive. Au mépris de la loi fondamentale qui protège les libertés du citoyen, ils n’ont pas hésité à violer des propriétés privées pour exécuter une manipulation politique au nom d’une idéologie religieuse.

A Aïn El Hammam, la police a sorti le grand jeu pour arrêter deux dangereux ouvriers, «coupables» – et ils le revendiquent ! – d’avoir entrecoupé leur dure journée de labeur par un morceau de galette et quelques gorgées d’eau. Ils seront donc jugés, et peut-être condamnés, pour «atteinte et offense aux préceptes de l’Islam».

Briguant la palme du grotesque, deux policiers sont affectés, dès le lendemain de cette opération, à la surveillance d’une fontaine publique pour empêcher les délinquants cultuels d’y étancher leur soif ! A un tir de grenade lacrymogène du commissariat, des dealers de drogues pas toujours douces opèrent à ciel ouvert, dans une totale impunité. (…)»



Kabylie: L’Administration ordonne l’arrêt de l’extension d’une église protestante

Kabylie: L'Administration ordonne l'arrêt de l'extension d'une église protestante SPIP-148617

« Les autorités ont ordonné l’arrêt des travaux d’extension d’un temple protestant à Tizi-Ouzou, à 110 km à l’est d’Alger sous peine de démolition », a rapporté l’AFP dans une dépêche reprise dimanche 19 septembre dernier par le site du journal catholique La Croix. L’AFP s’est fait l’écho d’un « communiqué du chef de l’église protestante d’Algérie Mustapha Krim » rendu public le même jour.

« « Sur ordre de M. Le Wali (préfet), la police vient de nous notifier (le 30 août) une mise en demeure d’arrêter immédiatement les travaux et de procéder à la démolition des travaux engagés » dans un délai de huit jours, a précisé le pasteur », selon cette même dépêche précisant que, à échéance « l’arrêt de démolition sera dûment exécuté ».

Pour sa part, le représentant de l’église assure, suivant l’AFP que les travaux entamés visent à « assurer la sécurité du temple et la sécurité des membres de la communauté contres les agressions récurrentes » et souligne notamment que depuis des années ses coreligionnaires dans cette région sont la cible de « délinquants clairement identifiés mais qui continuent de jouir d’une curieuse impunité » et a évoqué des jets de « pierres, de débris de bouteilles et de barres de fer ». Pis, selon ce responsable religieux, les « requêtes auprès des autorités locales et nos plaintes auprès de la police sans restées sans suite ». (Lire l’intégralité de la dépêche de l’AFP sur le site de La Croix ici)

Pour sa part, le Quotidien El Khabar note, dans on édition de ce lundi 20 septembre 2010, que « dans le même sillage, le chef de l’église protestante a critiqué  » le refus aux chrétiens protestants de donner des prénoms chrétiens à leur progéniture, affirmant que certains fonctionnaires et juges ont demandé aux protestants de changer de pays s’ils veulent donner des noms chrétiens à leurs enfants »» jugeant aussi cet arrêté « discriminatoire et contradictoire aux lois de la République et la liberté de croyance garantie par la Constitution »». (Lire l’article d’El Khabar dans son intégralité ici)



Graphie du Tamazight: Réponse du poète BENMOHAMED aux donneurs de conseil

Je ne sais pas pour vous, mais me concernant, je n’en ai pas encore fini avec le débat sur la transcription de tamazight avec les caractères arabes. Le grand poète BENMOHAMED aussi. Je vous livre un extrait de sa contribution parue, ce jour dans les colonnes du quotidien Le Soir d’Algérie, en guise de réponse à une poignée d’intellectuels (Addi El-Haouari, Ali El-Kenz etc.) intervenus récemment dans ce débat défendant la transcription du berbère par les caractères arabes:

« (…) Mon conseil est donc le suivant : pourquoi vous ne vous recyclez pas en langue arabe pour transmettre votre riche savoir à nos étudiants arabisants qui en ont tant besoin aujourd’hui pour les sortir du XIVe siècle et les projeter enfin dans le XXIe ? Pourquoi leur laissez-vous comme seul horizon ce destin de «hittiste» avec un œil qui lorgne vers les maquis et un autre vers la harga ? (…) »

En guise de conclusion, le poète dit ceci : » (…) Pourtant, il vous suffit d’un petit effort pour suivre un stage de recyclage en langue arabe et vous rendrez un grand service à nos jeunes étudiants arabisés auxquels vous transmettrez ce savoir universel et contemporain qui pourrait les aider à mieux maîtriser leur destin et mieux assurer leur avenir. Grâce à vous, ils pourront sortir du culte de la mort et des mythes du passé pour entrer dans le monde des sciences, des technologies modernes et de la libre pensée. Ils pourront enfin sortir de la catégorie des imitateurs et de consommateurs pour devenir décideurs et créateurs. Ils seront ceux qui cultivent l’amour au lieu de cultiver la haine. Du statut de «tubes digestifs» assistés, ils s’élèveront ainsi au statut de citoyens responsables et maîtres de leur destin. Voilà donc ce que j’attends de vous, chers professeurs, c’est de laisser la démagogie aux démagogues. » Fin de citation.

Retrouvez ce texte dans son intégralité sur le site du Soir d’Algérie en cliquant sur ce lien (Contribution : Une petite réponse à Messieurs Addi El-Haouari, Ali El-Kenz et consorts…). Bonne lecture!



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