Affaire des quatre chrétiens protestants: énième report du procès

« Le procès des chrétiens appartenant à une petite communauté protestante du village Aït Atteli, dans la commune de Larbaâ-Nath- Irathen, poursuivis pour ouverture illégale d’un lieu de culte, qui devait se tenir hier au tribunal correctionnel de la même ville, a été reporté au 28 novembre prochain, à la demande du président du tribunal, qui a requis la présence des témoins », lit-on sur les colonnes du Quotidien Le Soir d’Algérie de ce lundi 11 octobre 2010.

« « Un acte qui intervient dans le respect de la procédure », estime Me M. Aït Larbi pour qui le président est dans son droit d’envisager une telle action. Tout en refusant d’y voir un quelconque subterfuge de la part de la justice, ce même avocat, qui s’est constitué pour la défense des prévenus, R. A, M. N., H. I. et Y. M., et qui est à l’origine de l’ajournement du jugement de l’affaire lors de l’audience du tribunal de Larbaâ-Nath- Irathen, le 26 septembre dernier, s’interdit tout commentaire avant la tenue du procès », écrit aussi le Soir d’Algérie. (L’article est à lire dans son intégralité sur le site du Soir d’Algérie ici)

Pour sa part, le Quotidien Liberté note que : « dans la salle d’audience, pleine à craquer depuis son ouverture à 9h, la déception s’entremêlait avec l’étonnement sur un fond de tension palpable. Le silence ecclésiastique, qui régnait à l’intérieur de la salle à l’appel des quatre mis en cause à la barre, a été naturellement rompu à l’annonce de ce report moins d’une demi-heure après l’ouverture du tribunal. La salle s’est vidée juste après. La foule a cédé ainsi la place aux justiciables ordinaires.»

« Procès infondé juridiquement »

« À l’extérieur, la tension est toujours là. Le tribunal est toujours sous haute surveillance policière. Le dispositif policier, mis en place devant le tribunal, laissait facilement le quidam deviner qu’un procès particulier, bien sûr, pas celui de criminels mais de ceux qui se sont reconvertis au christianisme, devait se tenir durant cette matinée au tribunal de Larbaâ Nath Irathen. Le sit-in de protestation, qui se tenait à quelques mètres du tribunal, était là pour le confirmer, même pour renseigner sur l’affaire. « Des lieux de culte pour tous”, “Pour l’abrogation de la loi du 6 mars 2006”, “Algérien et chrétien, c’est un droit et c’est mon choix”, “Liberté de culte est égale à liberté de conscience”, est-il écrit sur des banderoles accrochées aux murs ou suspendues au-dessus des têtes des centaines de personnes venues prendre part à ce sit-in de soutien aux quatre jeunes (…) poursuivis pour “création de lieu de culte sans l’autorisation des pouvoirs publics”», souligne également Liberté avant de préciser que « outre les membres du collectif SOS Libertés, représentés par Arezki Aït Larbi, et quelques représentants du parti de Saïd Sadi, la foule est constituée essentiellement de fidèles de l’Église protestante dont un pasteur a tenu à dénoncer l’absence de démocratie et le recul du respect de la Constitution. C’était également les mêmes propos tenus par le président du bureau régional du RCD, Hamid Makni, qui dit venir prendre part à ce sit-in parce que “la Constitution garantit la liberté de culte et de conscience et que, donc, ce procès est infondé juridiquement”.» (L’article est à lire dans son intégralité sur le site de Liberté ici)

Cliquez ici pour lire l’entretien accordé par Mustapha Krim, président de l’Eglise protestante d’Algérie, au journal électronique Dernières Nouvelles d’Algérie

 



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