Larbaâ Nath Irathen: Un an de prison ferme requis contre quatre chrétiens

« Le procès des quatre citoyens, de confession chrétienne, a eu lieu hier au tribunal de Larbaâ Nath Irathen (27 km de Tizi Ouzou), après trois reports successifs », a annoncé le quotidien El Watan dans son édition de ce lundi 29 novembre 2010 et soulignant que « le procureur a requis une année de prison ferme à l’encontre des prévenus pour le chef d’inculpation « d’ouverture de lieu de culte sans autorisation de la Commission nationale des cultes autre que musulman »».

Cependant, le même quotidien note que « dans la même affaire, l’un des mis en cause, M. Yahou, pasteur, écope de 20 000 DA d’amende pour « hébergement illicite d’une personne étrangère« » avant de relever qu’« au cours de ce procès qui a duré deux heures, les mis en cause, Mahmoud Y., Abdenour R., Nacer M. et Idir H., ont réitéré leur confession chrétienne » et que « le verdict sera connu le 12 décembre.»

Selon El Watan, Me Hanoun a soutenu lors du procès qu’« on ne peut pas traiter ce dossier uniquement sur la base des faits et faire abstraction du contexte politique. La loi sur laquelle s’appuie le réquisitoire vient après la promulgation de la charte nationale qui, dans sa logique, donne des gages aux islamistes avec comme dot, les libertés.»

Quant à Me Ben Belkacem, suivant le même journal, il a réitéré que « le prévenu a établi un certificat d’hébergement à son invité, qui est pasteur, signé par l’administration qui permet à l’étranger d’entrer en Algérie légalement».

Mobilisation citoyenne

« En dépit d’un temps pluvieux, plusieurs dizaines de personnes, des représentants de différentes organisations politiques et de défense des droits de l’homme ainsi que les responsables de l’église protestante d’Algérie (EPA), se sont rassemblées à l’extérieur de l’institution pour soutenir les villageois d’Ath Atteli », rapporte le journaliste d’El watan à qui M. Arezki Aït Larbi aurait confié: « On peut retenir deux choses de ce procès: la mobilisation ne s’est pas essoufflée et la sérénité des débats. Néanmoins, le problème posé, qui est la cohabitation de deux religions dans un seul village, comme c’est le cas à Ath Atteli, ne sera réglé que par un dialogue dépassionné.» (Lire l’intégralité de l’article sur le site d’El Watan)

Pour prolonger la réflexion à ce propos, lire la contribution de Me Kheloudja Khalfoun, avocate à Tizi-Ouzou, publiée dans les colonnes d’El Watan le dimanche 28 novembre 2010. Cliquez sur le lien suivant: Liberté de conscience et de culte – Entre les engagements internationaux et la réalité du droit interne.



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