Hommage aux morts pour la France, regards contrastés

Aujourd’hui, le 11 novembre, la France rend hommage à « tous ceux qui sont morts pour elle ». L’actualité nous offre deux regards contrastés sur ce sujet très sensible. Sur la mémoire et les cheminements menant vers l’apaisement des uns et la reconnaissance des autres.

Ainsi, selon une dépêche de l’AFP, répercutée par le Nouvel Observateur sur son site,  » Nicolas Sarkozy a annoncé le dépôt d’un projet de loi visant à faire du 11 novembre « la date de commémoration de la Grande guerre et de tous les morts pour la France« . « Le président Nicolas Sarkozy a annoncé vendredi 11 novembre lors des cérémonies à l’Arc de triomphe le dépôt dans les prochaines semaines d’un projet de loi faisant du 11 novembre « la date de commémoration de la Grande guerre et de tous les morts pour la France ». Pour autant aucune commémoration particulière ne sera supprimée.», peut-on lire également.

Il est précisé, par ailleurs, que « dans un discours chargé d’émotion, Nicolas Sarkozy a également évoqué l’Europe, « une entreprise de paix construite sur le sang versé dans trois guerres, dont deux mondiales », qu’il entend défendre « de toutes ses forces ». Cette Europe est « notre bien le plus précieux. Nous avons le devoir de le préserver à tout prix », a ajouté le président, alors que l’Union européenne traverse une crise économique et financière sans précédent.»

Aussi, l’on apprend que « le gouvernement déposera dans les semaines qui viennent un projet de loi qui fera de la date anniversaire de l’armistice de 18 la date de commémoration de la Grande guerre et de tous les morts pour la France », a déclaré Nicolas Sarkozy. Le gouvernement apportera par ailleurs « son soutien à la proposition de loi visant à rendre obligatoire l’inscription sur les monuments aux morts des noms des morts pour la France », a-t-il dit.» (Lire l’article dans son intégralité sur le site du Nouvel Observateur ici)

Reconnaitre, enfin, les sacrifiés des ex-colonies

Pour sa part, le quotidien El Watan a rappelé dans son édition du 08 novembre 2011, que « de nombreux Nord-Africains, particulièrement algériens, périrent au cours de la Première Guerre mondiale entre 1914 et 1918, dont on commémore l’armistice le 11 novembre. Confrontée à une puissante Allemagne, la France fit appel aux forces vives de ses colonies, sans jamais leur rendre hommage. » 

Dans un article du correspondant lyonnais d’El Watan, il est noté que « (…) Pour la première fois depuis le début de la colonisation, des Algériens périrent loin de leur terre. Dans de tristes cimetières, des tombes, souvent anonymes, en sont le témoin. Un Lyonnais, Kamel Mouellef, s’est penché sur l’histoire de son arrière grand-père, Alouache Ahmed Saïd Ben Hadj, et de Saïd Ben Achour Ben Mohammed, son arrière grand-oncle. Il a écrit cette terrible épopée, en a confié la retranscription à un dessinateur, et le résultat est un splendide album à paraître ces jours-ci aux éditions Tarmudo.»

Plus loin, El Watan conclut : « (…) Mouellef ne baissa pas les bras pour autant et l’idée de faire une BD de cette histoire vit le jour, «pour pouvoir la diffuser auprès des jeunes, leur expliquer ce que les musulmans, depuis la Crimée en 1854-1856, ont fait pour la France. Ce que je veux, c’est une reconnaissance.» C’est l’objectif de Kamel Mouellef, qui a distribué sa BD, à ses frais, à l’ensemble des députés de l’Assemblée nationale pour les sensibiliser, avant le 11 novembre. A partir d’un rêve, Kamel Mouellef est en train de lever le voile sur une histoire opaque et ça fait du bien. » (Lire l’article dans son intégralité sur le site d’El Watan ici)



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