Dans une contribution à El Watan: « De par son histoire, l’Algérie ne peut être que multilingue, multiculturelle et multicultuelle. », préconise Dr. Mouloud LOUNAOUCI

A l’occasion de la célébration du 32 ème anniversaire du printemps berbère d’Avril 1980,  Dr. Mouloud LOUNAOUCI a publié, le 19 avril 2012 dernier, une contribution sur les colonnes d’El Watan qui mérite l’attention des lecteurs intéressés par le débat sur Tamazight, la régionalisation positive ou modulaire, et la démocratie en Algérie.

Extraits:

« L’homogénéité est rarement le propre d’un pays. Il faut donc placer toutes les passerelles interculturelles pour que s’instaure l’intertolérance. La tendance jacobiniste des Etats-nations, qui veulent imposer des cultures, langues et identités uniques désignées sous le commode vocable de constantes nationales, ne peut avoir d’avenir dans un monde qui s’ouvre et se découvre.
L’intégration citoyenne ne peut se faire aux dépens de la diversité. L’humiliation, la dévalorisation et la frustration sont de mauvais ingrédients pour construire une unité nationale.

De par son histoire, l’Algérie ne peut être que multilingue, multiculturelle et multicultuelle. La démarche outrancière, qui consiste à vouloir imposer une idéologie arabo-islamiste négatrice des autres, ne peut participer à asseoir une sérénité sociale, seule garante de paix. Ce ne sont pas les multiples déclarations de foi, ni les quelques textes sur les droits de l’homme signés dans l’urgence par les autorités algériennes pour juguler une contestation, qui permettront l’intégration politique de ceux qu’on appelle avec dérision les «minoritaires».

La construction de mythes fondateurs, à contre-courant de l’histoire, visant à construire un imaginaire «sur-mesure» et à fabriquer un peuple nouveau, ne fait qu’exacerber une tension déjà très grande, creusant ainsi un peu plus le fossé qui sépare les populations arabophones des populations amazighophones.
Comment, dès lors, espérer une démocratisation dans les pays dont les gouvernants ignorent, voire combattent toute spécificité, tout particularisme ? Comment espérer une démocratisation quand on sait que durant des décennies, on a désigné une catégorie du peuple comme danger à l’unité nationale, dans le cadre d’une stratégie de perpétuation du pouvoir ? « 

Pour l’intégralité de la contribution sur le site d’El Watan, suivez ce lien ici. Bonne lecture.



La Kabylie reste fidèle au Printemps berbère d’avril 1980

La Kabylie reste fidèle au Printemps berbère d'avril 1980 img1334934972_0_0_1_1_0_01_1_n
Le président du RCD lors de la marche /Copyright © 2012 – Rassemblement pour la Culture et la Démocratie

La commémoration du 32 ème anniversaire du printemps berbère d’avril 1980 a été célébré, ce 20 avril 2012 comme à l’accoutumée en Kabylie, c’est-à-dire par une marche populaire au chef-lieu de la wilaya de Tizi-Ouzou.

Selon le Quotidien El Watan, « près de 2000 marcheurs ont répondu, hier, à l’appel du Comité national des étudiants démocrates amazighs (Cneda) et du Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie (MAK), pour participer à la manifestation commémorative du 32e anniversaire du Printemps berbère, dans la ville de Tizi Ouzou. »

Ainsi et suivant le compte-rendu de ce quotidien, « les deux marches, qui se sont ébranlées de l’université Mouloud Mammeri, vers 11h, ont emprunté, séparément, le même itinéraire, avant d’aboutir à la place Laâmari Meziane (ancienne mairie), au centre-ville. C’est une marche pour l’amazighité, l’événement est le même. La conjecture a voulu qu’on s’entende sur, au moins, un point : le boycott des élections législatives du 10 mai prochain auquel nous avons appelé», dit d’emblée un organisateur du Cneda. Les étudiants ont été rejoints par le nouveau président du RCD, Mohcine Belabbas, ainsi qu’un nombre de députés de ce parti, dont Mme Lila Hadj Arab, Boudiaf, le sénateur Ikherbane et d’anciens cadres du RCD, à l’image de Lounaouci, Boudarène. Etaient présents aussi le président de l’Assemblée populaires de wilaya, Mahfoud Belabbas, son premier vice-président Hadibi et des élus locaux. »

Le texte intégral de l’article d’El Watan est à lire sur son site ici.



Dr. Said SADI à Liberté: « Le Maroc est une monarchie, la Tunisie est une nation républicaine, l’Algérie est un service de renseignement. »

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Copyright © 2012 - Rassemblement pour la Culture et la Démocratie RCD Algérie

A la veille de la célébration du 32 ème anniversaire du printemps berbère d’avril 1980, le Dr Said SADI a accordé au quotidien Liberté un entretien, publié dans son édition du 19 avril. Dans cette interview, M. SADI revient sur le printemps amazigh et les combats actuels pour l’émancipation et la démocratie.

Extraits:

« La revendication intangible de l’officialisation de la langue amazighe n’a pas occulté  les autres aspirations : on a parlé plus haut de la renaissance de la conscience citoyenne qui s’engage pour les droits de l’Homme, pour les réformes politico-administratives, les libertés syndicales et, aujourd’hui, pour défaire un hold-up électoral qui livre la représentation nationale  à la délinquance et à la prédation. « 

« Vous pouvez ajouter que c’est le Maroc qui demande de remplacer l’Union du Maghreb arabe par l’Union du Grand-Maghreb pour évacuer la mutilation qu’induit un qualificatif exclusiviste. L’explication à l’incohérence que vous soulevez est relativement simple. Dans notre région, nous sommes un anachronisme institutionnel. Le Maroc est une monarchie, la Tunisie est une nation républicaine, l’Algérie est un service de renseignement. Si Avril 80, né et assumé en Algérie, a mieux résonné au Maroc, c’est qu’il y a plus de capacité d’écoute, d’évolution et de vision à Rabat qu’à Alger. « 

« Rappelez-vous les mises en scène de 2001 par lesquelles le pouvoir, croyant retourner à son profit les conséquences de ses crimes, a pensé capter et domestiquer les revendications  historiques du Printemps amazigh. Voyez ce qu’il en est aujourd’hui. Pour autant, les nouvelles générations n’ont pas à nous imiter. Le monde a changé et la révolution informatique a transformé les rapports de force dans le champ informationnel, les dictatures tombent les unes après les autres, l’islamisme est contraint de s’étalonner à des normes dont il se croyait exonéré et l’Afrique du Nord est en train de s’inviter en tant que perspective régionale incontournable. Les nouvelles générations doivent se protéger des appâts que leur tend le système pour réduire leur vie au gain facile et au contournement des règles sociales qui nous rappellent que notre destin individuel ne vaut que s’il s’accomplit dans le respect et l’harmonie générale.
Si l’Amazigh a traversé 3 000 ans d’épreuves, c’est aussi parce que nos ancêtres ont su comprendre que l’homme, avant d’être un ventre, est un cœur et une âme. »

« Notre génération a une ultime obligation. Nous avons le devoir de témoigner pour éviter qu’Avril 80 ne subisse le sort du combat libérateur. C’est une belle et passionnante mission. »

Vous pouvez lire l’entretien dans sa version intégrale sur le site de Liberté ici.  



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