Dr. Said SADI à Liberté: « Le Maroc est une monarchie, la Tunisie est une nation républicaine, l’Algérie est un service de renseignement. »

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A la veille de la célébration du 32 ème anniversaire du printemps berbère d’avril 1980, le Dr Said SADI a accordé au quotidien Liberté un entretien, publié dans son édition du 19 avril. Dans cette interview, M. SADI revient sur le printemps amazigh et les combats actuels pour l’émancipation et la démocratie.

Extraits:

« La revendication intangible de l’officialisation de la langue amazighe n’a pas occulté  les autres aspirations : on a parlé plus haut de la renaissance de la conscience citoyenne qui s’engage pour les droits de l’Homme, pour les réformes politico-administratives, les libertés syndicales et, aujourd’hui, pour défaire un hold-up électoral qui livre la représentation nationale  à la délinquance et à la prédation. « 

« Vous pouvez ajouter que c’est le Maroc qui demande de remplacer l’Union du Maghreb arabe par l’Union du Grand-Maghreb pour évacuer la mutilation qu’induit un qualificatif exclusiviste. L’explication à l’incohérence que vous soulevez est relativement simple. Dans notre région, nous sommes un anachronisme institutionnel. Le Maroc est une monarchie, la Tunisie est une nation républicaine, l’Algérie est un service de renseignement. Si Avril 80, né et assumé en Algérie, a mieux résonné au Maroc, c’est qu’il y a plus de capacité d’écoute, d’évolution et de vision à Rabat qu’à Alger. « 

« Rappelez-vous les mises en scène de 2001 par lesquelles le pouvoir, croyant retourner à son profit les conséquences de ses crimes, a pensé capter et domestiquer les revendications  historiques du Printemps amazigh. Voyez ce qu’il en est aujourd’hui. Pour autant, les nouvelles générations n’ont pas à nous imiter. Le monde a changé et la révolution informatique a transformé les rapports de force dans le champ informationnel, les dictatures tombent les unes après les autres, l’islamisme est contraint de s’étalonner à des normes dont il se croyait exonéré et l’Afrique du Nord est en train de s’inviter en tant que perspective régionale incontournable. Les nouvelles générations doivent se protéger des appâts que leur tend le système pour réduire leur vie au gain facile et au contournement des règles sociales qui nous rappellent que notre destin individuel ne vaut que s’il s’accomplit dans le respect et l’harmonie générale.
Si l’Amazigh a traversé 3 000 ans d’épreuves, c’est aussi parce que nos ancêtres ont su comprendre que l’homme, avant d’être un ventre, est un cœur et une âme. »

« Notre génération a une ultime obligation. Nous avons le devoir de témoigner pour éviter qu’Avril 80 ne subisse le sort du combat libérateur. C’est une belle et passionnante mission. »

Vous pouvez lire l’entretien dans sa version intégrale sur le site de Liberté ici.  



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