Affaire du non-jeûneur passé à tabac par la police de Béni Douala, la DGSN dément, la Maison des droits de l’Homme et du citoyen condamne

L’affaire du passage à tabac d’un citoyen de Beni Douala par la police pour non observance du jeûne continue de défrayer la chronique voire créer la polémique.

Ainsi, c’est la Direction générale de la sureté nationale (DGSN) qui vient de publier, ce 27 juillet 2O12, sur le site Tout sur l’Algérie un communiqué – mise au point pour nier et infirmer cette affaire.
Voici l’intégralité du communiqué de la DGSN:

« Les services de police sont mis en cause dans un article diffusé par le site «Tout Sur l’Algérie» faisant état qu’un non jeûneur a été passé à tabac par la police, le jeudi 26 juillet, à Béni Douala, après avoir été surpris en train de boire de l’eau et un autre non jeûneur, répondant aux initiales de HS, aurait été interpellé, mercredi 25 juillet et conduit au commissariat pour une leçon de morale de la part des policiers.

Pour répondre à ces allégations infondées, la Cellule de Communication et Presse de la DGSN usera de son droit de réponse auprès de l’organe de presse concerné et précise que cette information est dénuée de tout fondement tout en rappelant l’attachement absolu de la Direction Générale de la Sûreté Nationale au respect des lois et qu’elle veille constamment à ce que l’ensemble de ses agents respectent les règles de déontologie dans l’exercice de leurs missions. » (Lire le communiqué sur le site de TSA ici)

Pour sa part, la Maison des droits de l’homme et du citoyen (MDHC ) de la wilaya de Tizi Ouzou condamne, dans une déclaration publique et répercutée ce 27 juillet 2012 par le même site d’information TSA, dénonçant « l’interpellation et le passage à tabac (du citoyen par la police) » avant de souligner qu’ « une fois de plus, mais également une fois de trop, des policiers se sont érigés en « pourfendeurs du vice et en gardiens de la vertu » dans la wilaya de Tizi Ouzou ».

Selon les termes de la MDHC, rapportés par le site TSA, « en ce jour du 26 juillet 2012, des policiers de Beni Douala ont violenté M. Rebaine Slimane, 36 ans, pour avoir été surpris en train de boire de l’eau.»

A en croire TSA qui s’est rapproché de responsables de la MDHC, « le coordinateur de la Maison des droits de l’Homme et des citoyens, Arezki Abboute, évoque de nombreux témoins interrogés. Le démenti de la DGSN ne le surprend pas. « Il [le démenti, NDLR] est dans la logique des choses. Ils [les policiers] n’allaient pas reconnaître facilement le fait qu’un jeune soit tabassé par les policiers.»

TSA précise que le coordinateur de la MDHC assure que « la Maison des droits de l’Homme et du citoyen encouragera la victime à porter plainte.» (Lire l’article de TSA en intégralité sur son site ici)



La liberté du culte des Kabyles bafouée par la police et les salafistes

Lorsque la dictature prend l’habit de l’imam, attendez-vous que la foi devienne inquisitoriale, que les muezzins n’appellent plus à la prière mais au meurtre des infidèles, que la violence devienne un glaive injuste entre les mains de l’Etat.

La liberté du culte des Kabyles bafouée par la police et les salafistes

Chorale chrétienne kabyle " Isegman " . PH/DR

Ce mois de carême a été une occasion de plus, une occasion de trop diront certains, pour apporter la preuve à ceux qui persistent dans la négation, que la liberté du culte en Kabylie est bafouée par la police et les salafistes. Deux faits divers en témoignent :

Selon l’agence de presse Kabyle, Siwel, hier mercredi 25 juillet 2012, « aux environs de 16H, dans la mémorable région qui a vu naître Matoub Lounès et assassiner le jeune Massinissa Guermah, des policiers en patrouille dans la région d’At Dwala ont arrêté un jeune d’une trentaine d’années pour non observance du ramadan. Ils l’avaient surpris en train de manger.»

« La victime s’était en effet retirée dans un endroit discret pour « casser la croûte  » quand il a été surpris pars la patrouille de policiers qui sillonnaient la ville d’At Dwala à la recherche, semble-t-il, de non-jeûneurs. La victime ne pouvant effectivement pas être confondue avec un quelconque terroriste sensé être, officiellement, la cible des forces de sécurité en Kabylie », note la dépêche de Asiwel avant de préciser que « les policiers ont violemment pris à partie le jeune homme et l’ont brutalement mis à genoux pour l’humilier. Ils l’ont également copieusement tabassé avant de le conduire au commissariat où il a été retenu pendant près d’une heure avant d’être relâché.»

Selon cette même dépêche reprise par le site Le Matin, « la victime, encore sous le choc, dénonce néanmoins « la maltraitance dont elle a été victime ainsi que l’atteinte à sa liberté de conscience. »

Dans une mise à jour, Siwel précise qu’ « un ami de la victime, présente lors de cette bavure a rapporté à Siwel que la victime « est un pauvre jeune chômeur, malade mental et invalide à 80%. Il a été interné à plusieurs reprises en hôpital psychiatrique » ».

(Retrouver la dépêche de Siwel sur son site ici ou lire l’article du Le Matin en intégralité sur son site ici)

Par ailleurs et selon la même agence de presse kabyle, « dans la matinée du vendredi (le 20 juillet 2012), au village de Madjen dans la commune de Fréha, un groupe de salafistes a tenté de fermer l’église dans laquelle se recueillaient environ une soixantaine de fidèles chrétiens. »

« Les salafistes ont tenté d’intimider les fidèles en leur ordonnant de quitter les lieux et de fermer l’église. Les salafistes se sont très fortement confrontés aux chrétiens réunis dans cette église. L’affrontement a été évité de justesse grâce à l’intervention des habitants du village qui sont venus s’interposer. Ces derniers ont exprimé leur rejet de toute agression contre les villageois chrétiens. Ils ont exprimé par-là leur soutien à la communauté chrétienne de leur village. « Nous, nous sommes musulmans mais nous respectons la liberté de culte conformément à l’Islam kabyle pratiqué par nos aïeux. Notre Islam est profondément laïque et respectueux de toutes les religions », nous déclare un citoyen sur place. « Il n’est pas question que les pratiquants d’une autre religion que l’Islam soient agressés chez nous » », lit-on également à ce propos.

Difficile de ne pas être d’accord avec l’analyse fournir par certains membres du village qui soupçonnent l’Etat de « sous-traiter les groupuscules de salafistes pour empêcher toute pratique du culte chrétien » d’autant plus que, note la dépêche de Siwel, « plusieurs églises ont été fermées par les pouvoir publiques sous prétexte qu’elles n’étaient pas agréées. Ce qui est le cas, comme pour beaucoup d’autres, de cette église

(Lire la dépêche dans son intégralité sur le site de Siwel ici)



Essais nucléaires dans le Sahara et la Polynésie: un des effets négatifs de la colonisation

Au lendemain de la célébration du cinquantenaire de l’indépendance nationale  de l’Algérie, l’actualité remet à la une des éditions le dossier épineux et douloureux des essais nucléaires français dans le Sud algérien et la Polynésie il y a plus d’un demi siècle.

« Un « lien vraisemblable » existe entre des retombées radioactives liées aux essais nucléaires français en Algérie et Polynésie et les cancers de certains militaires exposés, estime, mardi 17 juillet, dans « le Parisien » l’auteur d’expertises médicales effectuées pour la justice. Florent de Vathaire, directeur de recherche en épidémiologie à l’Inserm, explique avoir pu, « en rassemblant de nombreux éléments, (…) construire un faisceau de présomptions, qui permet de dire que le lien entre les retombées radioactives et les cancers est vraisemblable pour certains des cas expertisés« , annonce le site du Nouvel Observateur le 17 juillet 2012.

Parlant de « preuve impossible » à apporter quant au lien de causalité entre essais nucléaires et cancers, le Nouvel Obs. précise:  » Ces rapports d’expertise ont été réalisés à la demande de la juge d’instruction Anne-Marie Bellot, en charge de l’enquête ouverte à la suite de la plainte déposée fin 2003 par l’Association des victimes des essais nucléaires (Aven). Elles accréditent l’existence d’un lien probable pour 6 personnes sur les 15 qu’il a expertisées, précise Le Parisien, qui a pu consulter les documents. Mais l’expert nuance: « D’un point de vue scientifique on ne pourra jamais affirmer avec certitude telle ou telle causalité et ce pour une raison simple: ces cancers ou ces leucémies ne sont pas uniquement causés par les radiations ». Il précise qu’il souhaite également « lancer rapidement une étude globale sur les Polynésiens qui étaient âgés de moins de 5 ans à l’époque des essais », car « on sait aujourd’hui avec certitude, des études récentes le prouvent, que de faibles doses de radioactivité peuvent avoir de graves conséquences sur la thyroïde des jeunes enfants comme le déclenchement de cancers ou d’autres pathologies« .

(Lire l’article du Nouvel Obs. sur son site en intégralité ici)

A ce propos et pour sa part, le quotidien francophone Liberté notait dans son édition du 07 Juillet 2012 que  » l’explosion de la bombe atomique française du nom de Gerboise bleue, trois fois plus puissante que celle larguée par les Américains sur Hiroshima, a entraîné ce jour-là des pluies noires au Portugal… En tout, la France a procédé chez nous à 4 essais aériens et 13 autres souterrains dont le dernier en février 1966. D’autres expériences ont eu lieu clandestinement, au moins une quarantaine, sur le site de Hamoudia près de Reggane. Aujourd’hui, ces lieux sont ouverts aux quatre vents, traversés par des nomades, et les équipements enfouis sous les lieux ont réapparu au gré de l’érosion. Ils constituent de nouvelles sources de radiation importantes. Dans le Sahara, votre lourd héritage du nucléaire est toujours d’actualité. Au total, ce sont officiellement 17 expériences qui ont été effectuées par la France coloniale sur nos territoires du Sud, dont quatre explosions de bombes atomiques à la surface du sol à Reggane. La plus puissante était celle de 117/127 KT en février 1965.« 

Plus loin, Liberté précise:  » cinquante et un an après, explosions et essais nucléaires continuent à faire des victimes dans notre grand Sud algérien, parmi elles les populations juvéniles qui souffrent de deux problèmes : les conséquences de la radioactivité avec l’apparition de la leucémie depuis 1984 et dans votre indifférence totale, alors que votre responsabilité est pleinement engagée.« 

(Lire l’article de Liberté dans son intégralité sur son site ici)



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