El Watan: Une cabale contre Ahmed Ancer

L’agence de presse kabyle, SIWEL, a répercuté, ce 13/11/2012 à  16:40 sur son site, le communiqué de M. Ahmed ANCER, journaliste, actionnaire et membre fondateur du quotidien El Watan où l’auteur dénonce une « cabale » montée et menée contre sa personne par M. Omar BELHOIUCHET, directeur de publication du même journal.

Par solidarité et parce que j’ai eu à collaborer avec M. Ancer, je tiens à me faire écho de son communiqué que je reproduis sur ce blog et l’assure de toute ma sympathie. La vérité triomphera Monsieur Ancer, tenez bon!!!  

Communiqué de Ahmed ANCER:

« Depuis le début du mois d’octobre, je fais l’objet d’attaques orchestrées par le directeur du quotidien El Watan. Je suis accusé par une employée du journal d’attouchement sexuel. Cette information a été publiée par les réseaux sociaux. Je tiens à apporter un démenti formel aux accusations portées à mon encontre. Par ailleurs, j’ai saisi un avocat pour défendre mon honneur et ma réputation. Les raisons à la base de ce conflit sont profondes et je les évoquerai devant la justice lors d’un procès.

Après plus de trente années de journalisme à El Moudjahid puis à El Watan, pendant lesquelles j’ai été irréprochable, cette accusation me tombe dessus comme une bombe sale. Je soutiens que j’ai toujours eu des relations aussi bien correctes que cordiales avec tous les personnels, du gardien de nuit aux responsables des services. Les seuls différends que j’ai eus étaient d’ordre professionnel (liés à la pratique journalistique, lorsque j’ai eu à assumer des responsabilités) ou encore plus sérieux, liés à mes relations avec mes associés. A ce dernier niveau, oui, j’ai eu des conflits violents qui ont fini par me coûter ma place d’élu au conseil d’administration et de rédacteur en chef du service régional.
A la veille de mon départ à la retraite – j’ai déposé mon dossier au début d’octobre – j’aurais donc été capable d’un acte aussi stupide qui, de surcroît, aurait eu lieu dans les locaux d’un journal où toutes les portes sont toujours grandes ouvertes ? N’est-ce pas là du suicide caractérisé ?!

Au début de novembre, Omar Belhouchet, le directeur d’El Watan, m’adresse une demande d’explication datée du 30 octobre, à propos d’un « attouchement » que j’aurais pratiqué sur une dame. J’ai aussitôt compris qu’il s’agissait là du commencement d’une cabale à mon encontre. J’ai répondu quelques minutes après avoir reçu le courrier, pour démentir ce dont on m’accusait. Le lendemain me parvient une nouvelle demande d’explication sur des comportements que j’aurais eus quelque temps auparavant, à l’égard d’une journaliste. Elle affirmait, selon les termes de cette deuxième lettre de Belhouchet, que je l’aurais « caressée ». Journaliste, et qui plus est syndicaliste, elle n’avait rien dit au moment des prétendus faits qu’elle rapporte aujourd’hui. J’affirme qu’en l’an 2000 ou 2001, j’ai fait mon devoir de rédacteur en chef exigeant de cette journaliste de cesser de s’absenter tout le temps. Malgré cet incident, nos rapports professionnels sont restés emprunts de cordialité jusqu’à ce début d’octobre 2012. Dans ce même courrier, une actionnaire d’El Watan affirmait « qu’il y a une douzaine ou une quinzaine d’années, je lui aurais proposé à plusieurs reprises, de m’inviter chez elle à prendre un café ». Une quatrième femme vint à la rescousse, en affirmant qu’on lui avait parlé de « ma réputation d’homme aux mains baladeuses » et qu’elle m’évitait donc dans les couloirs.

Ces témoignages auraient été recueillis par une commission composée de trois membres du conseil d’administration. Mais jamais un conseil de discipline fonctionnant paritairement n’a connu le jour. Cette commission ne s’est pas donné la peine de m’auditionner parce que, apparemment, j’étais aux yeux de ceux qui la composaient, déjà coupable et donc prêt à subir la sentence. Ces témoignages, qui se veulent d’abord un moyen de conforter et de crédibiliser les assertions de la première accusatrice, ont été apportés par des personnes (à l’exception de l’actionnaire) avec lesquelles j’ai eu des relations cordiales jusqu’à la fin d’octobre 2012, soit à la veille de ce scandale. Quant à l’actionnaire qui m’accuse, elle ne m’a, pour sa part, plus adressé la parole, à partir du moment où j’ai été exclu du conseil d’administration en juillet 2004, suite aux conflits que j’avais eu avec Belhouchet et quelques-uns de ses amis du conseil d’administration.

Le 06 novembre, Belhouchet a lu en conférence de rédaction, les écrits qu’il m’avait envoyés, ainsi que mes deux réponses. Bien sûr, il a omis de m’inviter à ladite réunion pour m’empêcher de donner ma version. Par la même occasion, il a confirmé ce qui se « racontait » dans les couloirs, escomptant ainsi que l’information se diffuse partout sur les réseaux sociaux et pourquoi pas dans les colonnes de la presse écrite.

Ayant appris que j’allais me défendre par tous les moyens, Belhouchet a convoqué une assemblée générale des actionnaires qui s’est discrètement déroulée le 07 novembre, dans une salle de l’hôtel Mercure. A la suite de Belhouchet, l’ensemble des présents, a déployé de grands efforts pour me dissuader d’aller devant un juge. Ils voulaient que j’admette ce dont on m’accusait et en contrepartie, la situation se normaliserait pour moi au sein du journal. J’ai bien sûr refusé et je reste déterminé à me battre. Je demande aux journalistes de prendre en considération toutes les versions, mais je ne demande pas de solidarité, sachant comment peuvent s’exercer les représailles.

Le 11 novembre, Belhouchet est passé à une autre phase : il m’a suspendu de mon statut de salarié en attendant de me traduire en conseil de discipline. La suite est prévisible. Le licenciement est l’aboutissement logique de cette démarche. J’informe que des telles attaques contre des propriétaires du journal ont déjà eu lieu en 1995. Les deux cofondateurs ont été contraints de céder leurs actions. L’un d’eux, Mohamed Kouini a en outre été licencié. La justice donné raison à Kouini dès le mois de juin 1995 mais Belhouchet n’a pas cédé et la réintégration n’a été finalement imposée qu’en 2003. »

Ahmed Ancer

(Retrouvez ce communiqué sur le site de SIWEL en suivant ce lien)



Le printemps expliqué par M. Ouyahia

Nom d’une cigarette! Ce mec parle du printemps arabe comme si ce fut une tempête que le vaisseau Algérie aurait franchi sans heurts! L’autre jour, il fixait le printemps arabe de l’Algérie en mars 1962! C’est à croire qu’il a un problème avec le temps, le gars. Une sorte de névrose saisonnière qui dénote la platitude de son esprit, l’indigence de sa rhétorique, et la superficialité de son sens politique.

Non, cher Monsieur! Il ne suffit pas, à vous et à vos semblables, de décréter que l’eau reste froide même portée à ébullition pour subvertir la sémantique et révolutionner les sciences naturelles.

L’Algérie n’a connu que deux printemps, le premier berbère en avril 1980, et l’autre noir en avril 2001 et tous deux étaient aux couleurs du sang et des cendres. Mes je comprends votre daltonisme saisonnier et historique car il en va des événements historiques comme des secrets de famille, les mémoires se les passent en héritage même si les consciences les refoulent au tréfonds de l’âme.

Cela porte un nom, l’ignominie. Daghuru comme disait Lounes.

Le concept socio-politique du printemps arabe recouvre un sens de révolte et/ou révolution du peuple (ou d’une partie politisée de celui-ci) contre le régime dominant, le souverain ou le système aliénant, dans un élan libérateur ou transformateur alors qu’en mars 1962, et dans le cas d’espèce, l’Algérie était sortie de la nuit coloniale qui a duré 132 ans au prix d’un lourd sacrifice.

Personne n’a le droit, fut-il ex-Premier ministre, de subvertir cette valeur fondatrice de la lutte de l’Algérie, « la Mecque des révolutionnaires », pour le recouvrement de son identité pleine et entière. A bon entendeur!


Pour mieux cerner la chose, consulter les articles suivants, tous deux traitant des déclarations de M. Ouyahia à l’occasion de la campagne électorale des locales à venir.

Ahmed Ouyahia : « L’Algérie a dépassé le printemps arabe avec succès »
Ahmed Ouyahia à El-Bayadh:“Notre printemps a eu lieu en mars 1962”


Ould Kablia et la Kabylie, est-ce un simple « mal-entendu »?

Interrogé par le quotidien Le Soir d’Algérie, dans son édition du jeudi 8 novembre 2012, à propos de la situation sécuritaire prévalant notamment en Kabylie, le ministre de l’Intérieur a eu des propos qui ont fait réagir nombre d’observateurs et commentateurs trouvant dans ses propos les signes d’un faux « mal-entendu » entre cette région et les autorités centrales du pays. Plutôt les symptômes d’un anti-kabylisme.

Extraits de l’interview:

« Dans les discours que vous produisez sur la question sécuritaire, l’on ne retrouve plus les bilans périodiques qui se limitaient alors à donner le nombre de terroristes appréhendés ou tués et le nombre «résiduel» restant au maquis. Vous y développez, et c’est nouveau, un lien – terrorisme-grand banditisme – qui fait penser que la gestion du terrorisme a pris une autre ampleur. Qu’en est-il au juste ?
Sur la question sécuritaire, de mon point de vue, il n’est pas nécessaire de dresser des bilans sur le nombre de terroristes neutralisés, éliminés ou arrêtés. Ces statistiques existent, elles sont produites et communiquées régulièrement par les services compétents de l’armée ou de gendarmerie ou encore les services de police. Maintenant vous remarquerez que malgré le nombre réduit de terroristes, l’activité et l’effort des services de sécurité, en particulier en ce qui concerne l’armée, sont toujours aussi soutenus. C’est toujours les grands moyens qui sont utilisés dans les régions sensibles que ce soit en Kabylie, dans la région de Jijel ou dans la partie Ouest des Aurès. Dans ces régions, l’armée emploie de grands moyens, ce qui est coûteux, mais l’armée continue sa mission. Même s’il restait demain seulement 2 terroristes, ce serait les mêmes efforts et moyens qui seront engagés, l’objectif étant d’éradiquer totalement ce fléau. »


« Le lien terrorisme-grand banditisme est-il la résultante de la démission de l’Etat, observée ces dernières années dans certaines régions et notamment dans le Sud et en Kabylie qui connaît un développement sans pareil des kidnappings suivis de demandes de rançons, ou est-il le fait d’un argent colossal qui circule et de proliférations d’armes venues de toutes parts et sur lequel l’Etat ne semble pas avoir prise ?

Comme je vous l’ai dit, il y a des régions plus sensibles que d’autres, notamment la Kabylie compte tenu de considérations géographiques et compte tenu du fait que les terroristes ont constitué des réseaux de soutien, parce que sans soutien, ces terroristes ne peuvent pas perdurer. Il y a aussi le fait que depuis 2001, la gendarmerie chargée de la lutte contre le banditisme et le terrorisme n’opère plus dans cette région. Il y a un malentendu qui existe entre la population et ce corps. C’est un malentendu qui a ses justifications. Il ne s’agit pas de revenir sur le passé mais il faut bien que ce corps puisse s’installer et travailler parce qu’il travaille dans l’intérêt du citoyen et pour assurer la sécurité dans cette région, ce que réclame la population. Le banditisme est né d’abord en Kabylie à la faveur de ce vide des services de sécurité. Ce n’est pas une absence de l’Etat, c’est l’absence d’un corps de sécurité qui fait que certains ont été encouragés à commettre des actes qui ressemblent et qui peuvent être assimilés à des actes terroristes. Nous avons vu des faux barrages érigés par des non-terroristes ; des kidnappings qui n’étaient pas le fait de terroristes ; il y a des règlements de comptes qui n’ont rien à voir avec le terrorisme. Tout cela est effectivement pour nous très préoccupant. L’on a beaucoup renforcé les moyens de la police nationale et créé des structures dans des régions qui n’en avaient pas. A Tizi-Ouzou, pour remettre de l’ordre et en particulier pour lutter contre le banditisme et cela donne de bons résultats puisque la ville, qui était livrée aux bandes, voit l’ordre rétabli. Ceci dit, la situation risque de perdurer si l’impunité persiste. »

(Pour retrouver l’intégralité de l’entretien sur le site du Soir d’Algérie cliquer ici)

Ainsi, le site Le Matin, qui titre « Dahou Ould Kablia insulte la Kabylie », souligne que le ministre « a accusé la population de faire le lit d’Al Qaïda au Maghreb islamique et du grand banditisme en s’opposant à l’implantation de brigades de gendarmerie depuis le Printemps noir de 2001… ». « Les rares fois où il s’exprime à titre de Ministre de l’intérieur et des collectivités locales, c’est pour soutenir les propos orduriers de son prédécesseur, Yazid Zerhouni,  à l’égard de la Kabylie, et du martyr du Printemps noir, Massinissa Guermah tué dans une brigade de gendarmie par les représentants de l’Etat, sur ses terres, dans son village. Il cautionne et semble même dire « Si c’était à refaire, je le referais ». Ce qu’en dis, sans vergogne, Dahou Ould Kablia sur la Kabylie, ne relève pas d’un simple régionalisme, comme l’a fait le pouvoir de Bouteflika de Tlemcen élue par lui capitale mondiale de la culture islamique.  C‘une véritable guerre que déclare Ould Kablia à la Kabylie qu’il insulte sans gêne, sans retenue, en tant que ministre d’Etat« , note le commentateur du site le Matin.

(Lire l’intégralité du commentaire du Matin sur son site ici)

Pour sa part, le site Algérie-Express trouve dans son commentaire que « Dahou Ould kablia fait le procès de la Kabylie ». « L’anti-kabylisme se conceptualise au plus haut niveau de l’Etat. La Kabylie devra apparemment s’en vouloir d’avoir la géographie qu’elle a, d’être ce qu’elle est mais aussi d’avoir réagi en 2001 contre l’assassinat par les gendarmes dans l’enceinte même de la brigade du jeune lycéen Guermah Massinissa. Dahou Ould Kablia, le ministre de l’intérieur et des collectivités locales, qui ne se repend toujours pas d’avoir estimé l’existence du marché parallèle de devises utile, s’est épanché, dans un entretien publié ce jeudi par le Soir d’Algérie, à accuser la Kabylie d’y produire elle même les conditions de l’insécurité« , écrit Algérie-Express avant de préciser: « L’argumentaire développé par le premier policier du pays est digne de l’ancien « Malgache » et membre du clan d’Oujda, pour expliquer le terrorisme et le banditisme qui sévissent toujours en Kabylie, plus que partout ailleurs dans le reste du pays. Pour Dahou Ould Kablia, si le terrorisme et le banditisme opèrent toujours en Kabylie, cela est du à la fois à la géographie de la région, aux réseaux de soutien parmi les populations locales et au repli des gendarmes dans leurs brigades depuis le printemps noir de 2001. « Comme je vous l’ai dit, il y a des régions plus sensibles que d’autres, notamment la Kabylie compte tenu de considérations géographiques et compte tenu du fait que les terroristes ont constitué des réseaux de soutien, parce que sans soutien, ces terroristes ne peuvent pas perdurer. Il y a aussi le fait que depuis 2001, la gendarmerie chargée de la lutte contre le banditisme et le terrorisme n’opère plus dans cette région. Il y a un malentendu qui existe entre la population et ce corps. C’est un malentendu qui a ses justifications. »  126 assassinats exécutés de sang froid, c’est un malentendu. Si le terrorisme était lié au relief géographique, il sévirait encore dans d’autres cantons géographiques similaires aux escarpements boisés de la Kabylie, entre autres les Aurès et l’Ouarsenis. Or, l’actualité sécuritaire de ces dernières années se concentre dans  quasiment les seules wilayas de Kabylie.« 

(Lire l’intégralité du commentaire d’Algérie-Express sur son site ici)



Le parloir de l'Impératrice |
mandarines |
actionsplessisbouchard |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | KOI DE 9 ?
| CGT ICTAM de l'OPH 93
| lephotovoltaique