La fondation Tiregwa institue le Prix Belɛid At Aɛli de la composition en tamazight

Prix Bélaid At Aali

La fondation Tiregwa rend hommage à Bélaid At Aali

L’agence de presse kabyle, Siwel, a rapporté, le 30 juillet dernier, que la fondation canadienne pour Tamazight, Tiregwa, a lancé la 1ère édition, 2013-2014, de son concours, le Prix Belɛid At Aɛli. «  L’instauration de ce prix par la Fondation Tiregwa est une manière de rendre hommage à cet illustre écrivain, pionnier dans le passage de la littérature kabyle de l’oral à l’écrit. Belɛid, destiné à écrire, a fait le choix de le faire dans sa langue maternelle : le kabyle« , précise également l’agence Siwel (Retrouvez la dépếche de Siwel sur son site ici).

Selon le site de la fondation Tiregwa, il s’agit d’un  » concours de nouvelle organisé chaque année (…) et s’adresse au grand public. Ce concours est désormais ouvert pour cette année 2013/2014. Vous avez jusqu’au 1er janvier 2014 qui correspond au nouvel an Amazigh pour soumettre vos candidatures. » (Consultez l’annonce sur le site de Tiregwa ici).

Ainsi, précise Tiregwa dans un communiqué publié pour l’occasion, «  l’instauration de ce prix par la Fondation Tiregwa est une manière de rendre hommage à cet illustre écrivain, pionnier dans le passage de la littérature kabyle de l’oral à l’écrit. Belɛid, destiné à écrire, a fait le choix de le faire dans sa langue maternelle : le kabyle. » « L’objectif de ce prix est d’inciter les auteurs amazighs à suivre l’exemple tracé parBelɛid At Aɛli. À cette occasion, les amoureux de la langue de Mammeri sont invités à prendre la plume pour laisser libre cours à leur imagination !« , souligne encore la même fondation. (Retrouvez le communiqué de Tiregwa sur le site dédié à ce concours ici).

Pour aller plus loin à ce propos et découvrir cette personnalité de la culture kabyle, quoi de meilleur que une brillante présentation de Bélaid At Aali, composée par notre amie et contributrice à ce blog, Saliha OUAR. L’article en question est accessible ici.

Bonne lecture.



L’artiste Zedek Mouloud se dit mencé lui ainsi que sa famille, suite à son soutien au sit-il des non-jêuneurs

Au travers d’un entretien qu’il a accordé au quotidien liberté, édition du lundi 12 août 2013, le chanteur Zedek Mouloud annonce sa décision de mettre fin à sa carrière artistique. Une décision qu’il explique comme faisant » suite à des pressions que je subis de part et d’autre. C’est depuis ma participation au rassemblement des défenseurs de la liberté de conscience à Tizi Ouzou, le 3 août, que les pressions sur moi et sur ma famille se sont multipliées. La liberté est un principe que j’ai toujours défendu dans mes chansons et que je défendrai toujours. C’est une conviction pour moi, mais attenter à ma personne et à ma famille est insupportable pour moi. Donc, face à cela, j’ai décidé de mettre fin à ma carrière pour épargner à ma famille tous ces dangers et toutes ces pressions. Et si vous le permettez, je tiens à saluer mes fans, à leur dire merci pour tout ce qu’ils m’ont donné durant les trois décennies de ma carrière. Je tiens aussi à demander des excuses à ceux que j’ai probablement offensés dans mes chansons. » (Lire l’entretien intégral sur le site de Liberté ici)

Pour rappel, le sit-in en question (Lire le compte-rendu du rassemblement publié sur Lettres de Kabylie ici) fut organisé, le 03 août dernier, par des segments de la société civile activant dans la wilaya de Tizi Ouzou, pour réclamer le respect de la liberté de conscience et pour dénoncer les répressions diverses dont firent l’objet les non-jeûneurs durant le mois de carême musulman. (Lire l’article publié sur Lettres de Kabylie à ce propos ici)

Selon le site d’information Algérie Express, même le Haut Conseil Islamique s’est joint aux inquisiteurs de tout poile qui avaient vivement dénoncé le deux rassemblements pour la liberté de conscience tenus à Tizi Ouzou et Béjaia. Ainsi, selon les termes du communiqué du HCI, rapportés par Algérie-express, « la poignée d’individus qui n’a pas craint de choquer les croyants, la veille de Leila El Qadr, ignore que la liberté de la minorité de toute minorité est garantie à condition qu’elle ne porte pas atteinte à celle de la majorité, dont les fondements de l’identité sont clairement exprimés, notamment par la déclaration du 1er novembre et les constitutions successives choisies par la grande majorité du peuple algérien. » (Lire l’intégralité de l’article sur le site d’Algérie Express ici)



Chassez l’islamisme en Kabylie, il revient au galop!

Le site d’information Tout sur l’Algérie a annoncé, dimanche 05 août 2013, que  » près d’un millier d’islamistes ont rompu le jeûne collectivement ce lundi 5 août sur la place de l’Olivier, située à proximité du carrefour Matoub Lounès, à Tizi Ouzou, en réaction au déjeuner organisé par les non-jeûneurs deux jours plus tôt au même endroit, a-t-on constaté sur place. »

TSA souligne aussi que « l’appel lancé par l’ex-numéro 2 du FIS dissous, Ali Benhadj, à « effacer le sacrilège commis sur ce lieu même » par les non-jeûneurs a eu un écho favorable dans les milieux salafistes de la région. Les islamistes venus de plusieurs régions du Centre, habillés en kamis et à la barbe bien fournie, priaient presque avec hystérie. Des centaines de jeunes, qui portaient des maillots jaune et vert, aux couleurs de la JSK, distribuaient à manger sous un fanion très souvent déployé au stade du 1er-Novembre. » (Lire l’article intégral sur le site de TSA ici)

Pour ma part, cette histoire de rupture du jeûne islamiste appelle les remarques suivantes: 1. Ali Belhadj compte encore des partisans au sein de la population; 2. Les autorités campent toujours le beau rôle, celui d’arbitre entre deux projets de sociétés antinomiques; 3. La secte islamiste ne compte pas évoluer et intégrer les paramètres et standards universels du jeu démocratique puisqu’il s’agit, pour les barbus, d’effacer un sacrilège au lieu de reconnaitre à autrui, donc à soi aussi, le droit à la différence; 4. Vingt et cinq ans après l’irruption de la subversion islamiste, rien n’est encore réglé faute de fermeté de la part des gouvernants, par lâcheté des politiques et des élites et par bigoterie et religiosité sociétales ; 5. Le pouvoir maffieux et corrompu fait tout pour que la lutte anti-islamiste n’aboutisse pas et ainsi retarder voir juguler l’avènement d’un état démocratique moderne laïque et social en Algérie. 6. Irons-nous vers une confrontation de type post-printemps arabe comme pour fermer la parenthèse ouverte en 1989? Enfin, que ces islamistes et leurs sponsors nationaux et internationaux sachent que RIEN ne pourra réduire le kabyle démocrate à l’esclavage: ni leur sabre, ni leur arme, ni leur incantations religio-affairistes. Je suis Amazigh, Algérien, Kabyle, je ne suis pas arabe et personne ne m’obligera à être musulman. Plutôt mourir!!!!



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