Législatives 2017 : votez Lavoisier !

Il parait qu’on a convoqué le corps électoral pour début du mois de mai. Et dans cette histoire Bururu est ébahi devant les mystères de la langue française : Comment, par un simple substantif au singulier même s’il a un S au cul du corps, on peut nommer et prendre par la brassée sémantique une nuée de sauterelles votantes de plus de 20 millions d’unités et les mener tambour battant pur converger vers le même échafaud électoral où s’obscurcissent les horizons démocratiques les plus radieux. Axatar, même si elles formaient la même unité organique, ci-devant Corps, ces criquets d’un genre nouveau qui butinent en sautant d’un pré-carré politique à un autre, n’en sont pas moins le signe de la multitude dans sa forme la plus diversifiée qui soit. D’aucuns diront qu’on est en présence d’une tautologie mais on s’en fiche comme du dernier décret royal portant régime électoral. Bref, Bururu n’a rien compris de la sociologie de ces essaims qui se délectent d’élections.

Bien plus, une sauterelle comme son nom l’indique, saute d’une herbe idéologique à une autre, d’un potager politique à l’autre et d’un marécage partisan à l’autre en se repaissant de tout ce qui dépasse le niveau zéro du débat d’idées, et de toute brindille qui affleure à même la terre des miracles bidouillés.

Notons surtout qu’une sauterelle aime gambader entre les clairières fleuries où sent bon l’argent de rétribution pour service rendu, les dessous de tables qui exhalent la fin des repas, ou sur les sentiers parsemés de miettes de ripailles, etc. Depuis la nuit des temps bibliques et publics, une sauterelle n’est mue que par un seul leitmotiv sacerdotal, bouffer en attendant de mourir. Telle la moissonneuse batteuse bionique, elle fauche les jeunes pousses démocratiques avant terme en nous promettant de semer à leur place les graines des discordes futures et fratricides. Rien d’autre ! Le printemps n’en sera que plus beau …

Et ne venez pas lui mettre la pyramide de Maslow sous le nez et lui faire l’outrage de lui indiquer qu’elle n’est qu’au rez-de-chaussée de son accomplissement viatique, à notre gentil insecte. Notre sauterelle n’a pas été à la Fac des sciences économie ni n’a eu son Bac dans un lycée technique car chez ces gens-là, on ne triche pas Monsieur, on ne triche pas. Enfin pas là où on les y attend. Car, en matière de fourberie, une sauterelle est capable de vous renifler le délice de l’odeur nauséeuse du traficotage électoral des années avant la fin de la mandature. Et y foncer la tête baissée. D’’ici-là, forcément, elle est toujours en quête de survie, de bouffetance et de copulation. Daya. Un guerrier, même émargeant au registre du mercenariat national, ça se repose a mimi ! En attendant la prochaine jouissance électorale. Youpi !

Et nous y sommes. Ihi, comme Bururu vient de vous le dire, ces bestioles dont le seul battement d’aile arrive à créer le chaos politique contrairement au papillon usurpateur de légende, affectionnent les scrutins où le jeu consiste à transformer les boites électorales en urnes funéraires où reposeraient en paix les espérances populaires de lendemains meilleurs. Paix à leur âme.

Vroum, et les voilà emportant sur leur passage nos votes et nos illusions de changement pacifiques. Comme des experts Es-alchimie, ils transforment les choix populaires en plébiscite pour le roi, en onction pour le vizir et en adoubement chevaleresque pour le seigneur. Haha ! Il reste à crier au loup pour qui croie encore aux histoires du petit chaperon rouge-sang.

Emplis de sagesse empirique ces sacrés criquets, l’urne vide, ils se plaignent et pleine, ils vous la vident pour paraphraser je ne sais quel épicurien en terre du Croissant. Au mépris des lois de la physique et des sciences naturelles, sayidati !!!

Les sauterelles ne tombent pas forcément des nues. Comme les Navy Seals, elles maîtrisent le ciel, la terre et la mer. Elles sont dans l’urne, devant le bureau et derrière le décor. Elles occupent le haut de l’affiche électorale, l’en-tête des décrets et le bas des signatures Post-scriptum. Et surtout, elles hantent les isoloirs sans lumière.

Comme de véritables maîtresses de l’enchantement, elles créent tout d’un rien au grand dam de Lavoisier et font disparaître le tout dans le néant. Vous voilà averties bandes de brebis.

Abdenour BOUHIREB



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