Silence, ça pousse !

Bururu, éthologue à ses heures perdues, vient de faire une singulière percée dans la cuirasse crasse de l’ignorance scientifiquement démocratique et largement populaire au Marmuristan : si toutes les espèces animales et quadrupèdes ont quatre pattes, ce qui est un peu naturel vous me direz, les primates, d’ici ou d’ailleurs, ont, eux, quatre bras souvent ballants. Ce qui, d’un point de vue marxiste, représente un formidable gisement de force laborieuse, rieuse et facétieuse.

Est-ce pour cette raison, d’ailleurs, que l’homme, ce primate en chef du haut de son capitalisme, et par-devant lequel toute autre espèce a capitulé docilement, a édifié, un peu partout sauf au Marmuristan ou l’homme n’abuse pas de son frère animal, des sanctuaires, des parcs et des réserves naturelles, sans sucre ajouté ? Certainement.

Est-ce pour cette raison aussi que le Marmuristanais essaye de singer ses frères lointains d’Arabie, en voulant rendre tout humain pêcheur sans bras dans un élan esthétique en transformant amdan en ver de terre par le truchement du sabre tranchant tout débat sur le bien et le mal ? D’une prière deux coups : Châtier le voleur et réduire notre dépendance industrieuse de la main-d’œuvre humaine… On agit à l’égard de l’homme comme en le ferait avec une pomme de terre : on l’épluche de ses croutes criminogènes.

L’homme qui a perdu son animalité en perdant son os sacré sur le chemin de l’évolution, s’est mis en tête de favoriser la domestication de ses lointains cousins pour qu’il engrange, demain, les effets de l’à-plat-ventrisme conquérant. Les masses travailleuses futures seront, bel et bien, les quadri-bras et les robots. Comme les techniques de pointes n’ont pas encore poussé sur les champs de la Métidja ni même ceux d’Adrar, il nous reste à lorgner du côté du singes magots dans la Chifa, Yakkourène ou Tigjda.

Oui, triste sort que leur réserve ce banu adam mal léché. Mais la faute à qui, comme dirait l’autre dans son mauvais français ? La faute au pousse préhenseur qui s’est mis à pousser, forcément, sur la main malheureuse des simiens. Un vrai doigt du déshonneur dans l’œil pas trop regardant de l’éthique du vivant. Fin, coupez !!!Nnur Aden



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