Pas nette, la marionnette !

C’est connu depuis une certaine élection présidentielle, chez nos « ancêtres les Gaulois ». Quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup ! Or, le loup, canidé en voie d’extinction, est réapparu dans notre contrée, puisqu’il a été vu, récemment, par des twittos qui l’ont pris même en photo à l’Est algérien. Est-ce, pour autant, que le flou est réapparu lui aussi à l’occasion ? Vas savoir ! Alors, enquêtons sur cette intrigante corrélation.

Le mystère s’épaissit comme le portefeuille d’un corrompu dans une république bananière (si vous n’aimez pas ce fruit, choisissez en un autre à votre goût). D’autant plus que ce loup, pas un vulgaire Canis aureus qui se gave de bestioles en période de disette et d’oisiveté, comme le dit l’adage bien de chez nous, est venu d’on ne sait où. Les frontières sont, pourtant, hermétiquement fermées à telle enseigne que même un virus ne passe plus. Mais, lui, il pointe son museau, l’air de rien, au moment où le flou le plus « brouillardesque » entoure la cité.

Sans tomber dans la divagation, l’on est avisé de se demander à quelle heure s’est-il (elle) réveillé(e) celui ou celle qui a réglé le réveil de la famille loup qui a fait le déplacement jusqu’à nous pour tomber, pile poil, en pleine tourmente secouant le cocotier royal ? Surement ente chiens et loups.

Nous rappelons, pour ceux qui préfèrent observer des chats gris à minuit, que « « entre chien et loup » désigne le soir ou le matin, moment de la journée où il fait trop sombre pour pouvoir différencier un chien d’un loup. » (Source : http://www.linternaute.fr/)

A coup sûr, c’est un coup fourré ! 

D’aucuns, donc, trouvent suspect le timing de cette miraculeuse apparition. Surtout qu’en hiver, même le temps gèle, y compris une montre waterproof. On aurait compris que cet ancêtre du matou vienne au printemps se repaitre de merles dodus élevés « sauvagement » parmi les milles et une décharges non contrôlées qui fleurissent et constellent nos bois et massifs forestiers. Et, même à défaut de merles, il pouvait manger des grives ! Mais, que nenni. Lui, il préfère venir, comme le Père Noël, tombant des nues avec les premiers flocons de l’hiver.

Tout compte fait, cela pourrait être un indice majeur de la provenance de ce mystérieux visiteur. Car, l’hiver, le Père Noël et les photos sur Twitter, tout cela forme un faisceau d’indices qui pointe un doigt accusateur sur … la main de l’étranger. C’est logique puisque toute main valide se termine par cinq doigts, y compris dans le cas des canidés qui ont des pattes dotées d’orteils et de coussinets qui leurs permettent d’avancer à pas … de loups.

Et pour ceux qui ne connaissent pas le personnage mythique qui traine sur … un traineau avec sa hotte pleine à craquer de cadeaux, ils sont tout excusés puisque ce barbu, fourré dans une tunique écarlate jusqu’au cou, qui, elle, se termine aux extrémités par des franges en poils synthétiques (Rassurez-vous, pas de loups), a cessé d’écumer nos cieux depuis qu’on a arrêté de croire au Père Noël.

Il est vrai, ce précédent paragraphe détruit notre argumentaire bâti sur l’idée simple de crier au loup. Mais à coup sûr, la main de l’étranger est impliquée jusqu’au … coude dans ce complot qu’on va examiner sous la loupe (qui n’est pas la femelle du loup qui, elle, s’appelle une louve).

Reprenons, donc, la scène où le museau apparaît dans un buisson … gelé, alors qu’un silence de fin de règne transperce les tympans des animaux sauvages qui, comme tout le monde le sait, ont l’ouïe très fine.

La taxidermie, un véhicule espion

Maintenons que nous sommes sûrs que ni le loup vivant ni le père noël (qui vit encore dans le cœur des enfants) ne sont pas passés nous rendre visite, posons-nous cette lancinante question : que s’est-il donc passé dans la forêt ? Evitons la jungle puisque là-bas, c’est le lion qui fait la loi et cela peut faire penser à la célèbre et funeste chanson qui annonçait, à Dieu ne plaise, que « le lion est mort ce soir ». Dont acte.

Comme il n’a pas joué aucun rôle dans l’épisode dernier, laissons Bururu nous guider, cette fois-ci, sur une piste encore chaude. Eh bien, selon ce spécialiste de la vision nocturne, le loup qui a été aperçu récemment, c’est à moitié vrai. A ceci près que la main de l’étranger a mis en scène une dépouille d’un loup mort qui a été empaillé à la perfection, pour lui donner une seconde vie.

Cette explication, non seulement me permet de trouver bientôt une chute à cette chronique, mais elle a deux autres points forts : étayer l’apparition d’un loup (c’est fait!) et valider l’intervention de la main de l’étranger (ça va se faire!) puisque la taxidermie est un art qui se fait de moins en moins dans notre contrée. Et ce n’est pas faute d’animaux morts à fourrer de sciure et de paille.

C’est parce qu’il parait que nos mains habiles ont d’autres marionnettes à mettre en scène.

Pour s’en convaincre, il vous suffit de suivre les fils qui font gesticuler le pantin et quitter des yeux la belle et aguicheuse prestidigitatrice qui n’est là que pour vous perdre comme dans une forêt brumeuse. N’est-ce pas que la ruse du … est de nous faire croire qu’il n’existe pas ?

Abdenour BOUHIREB



Discours sur le bout du tunnel (*)

Pour voir, enfin, le bout du tunnel, il faut trois conditions à réunir simultanément : Un, y être car, à la surface, on ne voit que son voisin, des arbres non encore déracinés ou le temps passer. Deux, qu’il fasse jour à l’extérieur du tunnel car la lueur d’espoir, que vous guettez au bout de ce trou horizontal, vient du jour et non pas des ténèbres (Les ténèbres, doit-on encore vous l’expliquer, vous y êtes jusqu’à l’œil !) et, surtout, que quand il fait nuit tous les bourreaux sont gris. Trois, ne pas fermer les yeux ou se les faire bander le long de la traversée du tube caverneux et fixer l’horizon du regard même s’il s’annonce triste car il y a une chose encore plus triste, que le tunnel soit un cul-de-sac.

Le pourquoi de la chose

Maintenons examinons pourquoi vous vous êtes « engagé » dans un tunnel ! Par les temps qui courent, c’est sûr que ce n’est pas par méconnaissance du code de la route.

Soit, vous êtes un militant affamé et râleur puisque ceux qui mangent et ferment leur gueule goutent aussi bien aux délices de la mangeoire qu’à ceux des grands espaces où l’herbe est toujours fraiche et grasse, à condition de reprendre la quadrupédie.

Soit, vous êtes toujours à la recherche de vous-mêmes alors qu’il vous suffit d’examiner votre carte d’identité biométrique « dernier cri » (C’est dire combien les questions identitaires coûtent cher aux Etats) ou de télécharger vos données personnelles cédées gratuitement à Facebook et à ses clones pour vous les « garder » jalousement dans le cloud. Ça fait froid dans le dos !

Soit, vous avez essayé de monter sur l’échelle sociale sans demander aux singes hurleurs d’en haut l’autorisation de revisiter votre passé de primate grimpeur. Vous oubliez, sans doute, que la lutte des classes ce n’est bon que pour les lycéens pour fouetter leur curiosité scientifique et leur donner le goût de la saine compétition.

Soit, vous êtes un spéléologiste fouineur qui s’est trompé de chemin et avez croisé la galerie secrète d’une taupe en mission commandée. Par sa légendaire hospitalité, le mammifère fouisseur, fin limier bien qu’il ne voit pas plus loin que le bout de … son nez, ne peut que vous inviter à faire le tour du propriétaire et, le cas échéant, partager sa myopie.

Le début de la faim

Nous le voyons bien. Mille et une raisons peuvent vous faire immerger dans un tunnel, à votre grand ravissement, pour vous offrir le must des paysages et des fascinations et vous en faire admirer le bout. A vous de choisir celui qui correspond à vôtre peine (Oups! votre séjours, pardon) dans le catalogue disponible dans les boutiques de toute dictature qui se respecte. Sinon, recevez-le par mail, en fournissant votre adresse, celles de vos amis et n’oubliez pas de préciser votre mot de passe !

Question subsidiaire : comment accueillir le bout du tunnel quant il se présente à vous ? Tous les plongeurs en eaux troubles vous le diront. Vous devez respecter les paliers de décompression oculaire. Allez-y mollo avec votre rétine. Ne prenez pas tout en un seul jet lumineux. Comptez une année au minimum après chaque pas vers ce point éclatant qui vous tend ses rais éblouissants. Au besoin, demandez à votre geôlier (Re oups ! Votre guide accompagnateur, re pardon) qu’il vous passe ses lunettes anti-rayonnement culturel. Vu son QI, il ne risque pas d’être irradié sans elles par les ondulations corpusculaires de cette liberté qui vous tend ses bras.

Par contre, si vous sentez que la source de lumière recule à mesure que vous avancez, sachez qu’on vous fait marcher … sur un tapis roulant. Les tapis volants, comme celui d’Aladin, sont réservés aux parrains (ceux qui parrainent, pas les maffiosi) de cette excursion souterraine et à leur progéniture qui, elle, aime plutôt planer dans des paradis artificiels. Résultats des courses à l’aveugle, bien qu’assoiffé de liberté et de lumière, vous resterez sur votre faim.

Et si par malheur…

En tout cas et sans vouloir jouer au rabat-joie, nous vous recommandons d’écarquiller les yeux, de cligner et de vous frotter les paupières si jamais vous sentez que, enfin, vous êtes arrivé au bout du tunnel. Il est plus que probable qu’on vous en fasse miroiter un, bricolé à la hâte avec une fausse lampe d’Aladin (encore lui) et un miroir aux alouettes, spécialisé dans les mirages et les illusions. Ces faussaires incompétents sont capables d’exceller zkara et d’accomplir de vrais miracles pour flouer vos espérances, si longtemps contenues.

Donc, si par malheur vous touchez réellement à la porte de sortie, assurez-vous qu’elle ne donne pas sur … le vide. Nos prestidigitateurs sont capables de tout faire disparaître autour du tunnel rien que pour faire de votre monde un grand … no man’s land.

Abdenour BOUHIREB

(*) : Ce texte est à la mémoire de Saïd MEKBEL, intellectuel algérien assassiné, à Alger, le 03 décembre 1994 par le terrorisme et ses parrains.

Toute ma solidarité avec les militants de toutes les causes justes, emprisonnés, libres ou en sursis.



Le futur a commencé il y a bien longtemps

Bururu vient de faire une grande percée dans les sciences inhumaines. Durant les derniers jours de l’automne, où les arbres rouillent à cause de la pluie qui fait s’oxyder leurs branches leur faisant perdre leur feuillage, le noctambule invétéré a mis les dernières retouches à sa théorie sur la relation entre l’Etat lamentable, le pouvoir absolu le citoyen à son insu.

Selon votre serviteur, qui consent à l’ »assujettissement volontaire », surtout s’il est extorqué sous la menace feutrée, « pour calculer l’aire d’une Histoire circulaire, on peut se passer du nombre π, puisque le rayon d’action de l’Homme, qui se veut acteur de son destin, est quasi nul, étant donné que le centre et la périphérie se confondent dans l’infinie bêtise de ceux qui veillent à son bonheur. »

C’est vrai, c’est encore flou sans être artistique mais ça a le mérite d’être clair ! Du moins, dans la caboche duveteuse de Bururu qui préfère être mal compris par les bons lecteurs que bien par les mauvais. Passons !

Pouvoir, Etat et nation

Pour résumer cette nouvelle théorie fumeuse sur la souveraineté qui tousse, nous pouvons dire que « le pouvoir n’est pas l’Etat.» C’est lapidaire mais, rassurez-vous, personne n’est lapidé ! On n’est pas encore en théocratie, mais c’est tout comme.

Du point de vue de la langue, la sentence de Bururu est valide. Le premier mot (pouvoir) recèle intrinsèquement le pouvoir d’être à la fois un nom (classé dans le groupe chanceux des gouvernants) et un verbe (classé dans le 3ème groupe). Une sorte d’ambigüité ambivalente salutaire pour qui veut accaparer la télécommande. Comme l’antique cheval troyen, « pouvoir » est à la fois contenant et contenu.

Le second mot (état), pour sa part, reste, quel que soit son état, à jamais substantif, souvent stationnaire, parfois critique ou statique bien que rarement dynamique. Et, vu ses antécédents suicidaires et ses penchants à l’autodestruction, on lui accorde, de temps en temps, le droit de « majusculer » sa première lettre. Mais, juste une lettre car les services postaux n’ont pas que ça à faire.

D’ailleurs, lorsque l’Etat joue le rôle de contenant dynamique, le pouvoir, lui, se transmue en contenu à visée statique, subvertissant les principes de la thermodynamique appliquée en situation de zéro absolu des valeurs universelles et des droits de l’Homme.

Et Bururu se rappelle avoir lu chez l’Amusnaw que, dans un passé composé de glorieuses luttes pour la liberté, les Aïeux vivaient sans un Etat formel, dans une sorte d’ »anarchie codifiée« . Car, comme dirait l’autre, et voilà que je deviens à mon tour un mauvais lecteur puisque je ne sais plus qui c’était, « la nation a tous les droits sauf celui de détruire son propre bonheur. »

Donc, pour les habitants de ce passé composé de résistances à l’envahisseur, quelle qu’ait été la couleur de son cheval à robe blanche, il existait d’autres moyens pour permettre à l’égrégore de survivre et d’atteindre sa plénitude. Ici, l’état d’anarchie codifiée (l’oxymore n’est que d’apparence !) est une sorte de couveuse institutionnelle pour permettre à l’âme transcendante d’une communauté de traverser les siècles et, surtout, de survivre aux aléas de l’Histoire. Ce qui s’est fait non sans histoires, bien entendu.

Nulle violence n’est légitime !

Pour Bururu, si un Etat frappe monnaie, cela dénote la propension de celui-ci à la violence. Car, la monnaie, elle, est passive et paisible. Autrefois métal inerte et inoffensif, une fois à l’état d’alliage, elle ne fait qu’acheter les hommes les plus cupides quel que soit leur prix, vu qu’ils sont sans valeur ! De là à s’arroger le droit régalien/souverain de frapper monnaie (comme dit plus haut) puis, pire, de lever l’impôt alors que celui-ci, selon les aveux des gouverneurs de toutes les banques centrales et fédérales, préfère rester assis voire même à plat-ventre, il y a un pas de franchi vers une sorte de violence qui se drape des oripeaux de la légitimité. Car, comme le dit l’adage, qui s’habille des habits des autres reste nu.

Il serait plus juste de parler de « recours symétrique à la force.» Là, les termes de l’équation insoluble dans les eaux troubles de la politique sont équilibrés.

Par ailleurs, lorsque le bras séculier, curieusement trop souvent anti-laïque, s’arme de gourdin pour ramener dans le droit chemin un citoyen qui s’égare en marche pacifique dans les méandres urbains de la cité royale pour demander qu’on se rappelle de lui comme source intarissable de légitimité (J’avoue qu’il y a de quoi oublier le début de la phrase !), il y a, comme qui dirait, un quiproquo juridique. On ne sait plus qui ce bras séculier défend-il, l’Etat ou le pouvoir ! Mais on sait contre qui, le citoyen.

Et si celui-ci, prétendument source intarissable de souveraineté, venait à disparaître par la force du gourdin à répétition comme une espèce animale que le braconnage ferait s’éteindre, emportant avec lui cette même source, irait-t-on commander à des juristes, spécialisés en forages conceptuels, de prospecter d’autres gisements à siphonner pour rester au pouvoir ?

Dans ce domaine, nulle possibilité d’opter pour l’Off-shore puisqu’un Etat a besoin d’un Territoire plus que d’un peuple. Du moins, tant que les poissons ne détiennent pas encore le droit de vote.

Le vrai salut est de conférer à l’Etat le statut de justiciable, avec obligation aux figurants du pouvoir d’endosser ce rôle devant les tribunaux à chaque fois que de besoin.

Ce jour-là, vous allez voir qu’aucun quinquennat ne durera plus d’une année judiciaire, que la raison d’Etat disparaitra puisque l’Etat n’a pas forcement raison contre son peuple et que la nation restera, car la nation est éternelle.

Abdenour BOUHIREB



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