Tizi-Ouzou : un groupe terroriste anéanti

La presse algérienne est revenue, ce lundi 09 novembre 2009 sur l’identité et les circonstances de l’embuscade tendue samedi soir contre un groupe terroriste en Kabylie et durant laquelle trois éléments armés ont été abattus.

Sous le titre « l’émir de Sidi Ali Bounab abattu- Le GSPC a perdu plusieurs de ses chefs », le Quotidien El Watan annonce (lire l’article ici) que « Abou Sofiane, émir de la seriat (section) Sidi Ali Bounab, dépendant de la phalange Ennour, pour la région centre du GSPC, ne sévira plus.»

Selon El Watan, « il a été abattu par les forces de sécurité, dans la nuit de samedi à dimanche, à l’issue d’une embuscade qui lui a été tendue à Taourirt Moussa, non loin de la région de Aït Mahmoud, située à Tizi Ouzou », citant une « source sécuritaire ». « De son vrai nom Akli M., le chef terroriste était avec deux de ses acolytes non encore identifiés, lorsque les militaires, qui agissaient sur informations, l’ont intercepté. Il était sur le point de commettre un attentat terroriste dont la cible n’était pas connue. A l’issue de l’opération, un RPG 7 et un pistolet mitrailleur kalachnikov, ainsi que des documents subversifs ont été récupérés », révèle le Quotidien avant de revenir sur l’identité et le parcours d’un de ces éléments abattu. Ainsi, selon ce Quotidien, « originaire de Draâ Ben Khedda, Abou Sofiane avait rejoint les maquis du GSPC à la fin des années 1990. Il a été identifié par les services de sécurité comme étant un des auteurs de nombreux attentats dont les plus récents sont l’assassinat, le 3 août dernier, de quatre citoyens au village Chouaklia à Tadmaït, l’attaque menée contre la BMPJ de Draâ Ben Khedda, l’assassinat de deux militaires à Tizi Ouzou, et plusieurs autres attentats à l’explosif visant les patrouilles des services de sécurité.»

Pour le Quotidien Liberté de ce lundi (lire l’article ici), les trois islamistes armés « ont été abattus avant-hier samedi, à 21h, sur la RN30 menant de Tizi Ouzou vers les localités de Béni Douala, Ben Yenni et les Ouadhias, a-t-on appris hier de sources sécuritaires locales.»

« Selon notre source, les trois membres du GSPC ont été abattus par les forces de l’ANP sur le deuxième viaduc du barrage Taksebt, situé précisément au niveau de l’intersection menant vers les villages Taourirt-Moussa et Talla-Khelil » annonce Liberté avant de préciser que « le véhicule à bord duquel se trouvaient les trois terroristes était filé depuis Alger par une unité spéciale de l’armée alors que d’autres unités étaient embusquées près du viaduc. Les trois islamistes armés tentèrent de résister, en vain.»

« Trois armes de type kalachnikov ont été récupérées alors que les trois corps ont été acheminés dans la soirée vers la morgue du CHU Nédir- Mohamed de Tizi Ouzou. Un de ces corps a été identifié comme étant celui de “l’émir” M. Akli, âgé de 35 ans et originaire de Sidi Naâmane, a indiqué notre source précisant qu’il s’agit d’un ancien terroriste qui a rejoint le maquis tout au début des années 1990. Quant aux deux autres corps, ils sont toujours en cours d’identification au CHU de Tizi Ouzou », précise Liberté avant de souligner que « cette opération antiterroriste intervient moins de 24h après le hold-up perpétré par un groupe armé contre l’agence postale d’Aït Mahmoud, dans la région de Béni Douala. Elle constitue également un second coup dur que subissent les groupes armés en une semaine, soit après celui d’Iflissen lorsque la mobilisation et la pression exercée par la population locale a abouti à la libération d’un commerçant kidnappé sans versement d’une quelconque rançon.»



Boumerdès : Un officier de l’ANP tué par une bombe

Le Quotidien LIBERTE annonce dans son édition de jeudi 5 novembre 2009 qu’« un officier de l’ANP au grade de commandant a été tué, hier vers 16h, par une bombe au  lieu-dit Oued Amara, non loin de la carrière d’agrégats de cap Djinet, 35 km à l’est de Boumerdès.»

Selon les sources du Quotidien « l’officier s’apprêtait à désamorcer l’engin lorsque celui-ci explosa, le tuant sur le coup. D’autres bombes ont été découvertes sur le lieu de  l’explosion.»

Le correspondant de LIBERTE dans la wilaya de Boumerdès affirme que jusque dans la soirée du mercredi « l’opération de déminage se poursuit dans cet endroit qui s’apparente, selon les mêmes sources, à un lieu de stockage de bombes artisanales de katibat El-Ansar du GSPC, qui sévit dans la région.»

« C’est à la suite d’un banal accident de la route que ces bombes ont été découvertes. En effet, vers 15h30, une voiture s’est renversée dans un ravin près de la carrière d’agrégats. Des citoyens, notamment des automobilistes, se sont arrêtés et se sont  précipités au secours des occupants du véhicule. À ce moment-là, ils découvrent sur le lieu plusieurs bombes prêtes à l’emploi dont l’une sera fatale pour l’officier de l’ANP », précise encore le journaliste de LIBERTE.

Notons que seul le Quotidien LIBERTE a rapporté cette information.

Au registre judiciaire le même Journal annonce, dans un second article que la Cour de Boumerdès a prononcé la peine capitale contre une dizaine de terroristes en fuite.

« Le tribunal criminel près la cour de Boumerdès a condamné avant-hier dix terroristes à la peine de mort par contumace pour notamment  “adhésion à un groupe armé et homicide volontaire”. Les accusés tous en fuite font partie de la séria de katibat El-Ansar qui sévit à l’est de Boumerdès », lit-on dans les colonnes régionales du Quotidien LIBERTE.

Par ailleurs, « le même tribunal a acquitté six personnes accusées d’avoir participé à l’assassinat du chef de la BMPJ de Baghlia alors que le procureur avait requis la peine maximale contre les inculpés. Les mis en cause étaient accusés d’avoir donné des informations sur le déplacement du chef de la BMPJ qui, pour rappel, a été tué à Cherchar dans la commune d’Ouled Aïssa en juin 2006 », souligne encore le journal tout en précisant que « lundi, le tribunal a également acquitté un commerçant de Bordj Menaïel accusé d’avoir donné 200 millions de centimes à un groupe terroriste qui avait kidnappé son fils âgé de 25 ans. Les juges n’ont pas suivi le réquisitoire du procureur qui avait requis 10 ans de prison ferme contre l’accusé pour “aide, financement et soutien à un groupe armé”, estimant que l’accusé, originaire de l’ex-Mirabeau, a affirmé avoir averti les services de sécurité et les a tenus régulièrement informés de la situation de son fils et des exigences du groupe terroriste qui avait demandé au départ plus de 2 milliards de centimes.»



Kabylie : chronique de sang

De nombreux et sanglants actes terroristes ont alimenté la chronique de la Kabylie ces derniers jours. En voici un « triste florilège » tel que rapporté par la presse algérienne de ces mardi et mercredi derniers :

Wilaya de Bejaïa

Le quotidien LIBERTE rapporte dans son édition du 04 novembre 2009 qu’« G. Toufik, alias Tahar “émir” de la phalange Tarik-Ibn-Ziad, a été abattu lundi soir lors d’un accrochage avec les forces de l’ANP près de Béjaïa. Il est particulièrement chargé de la sécurité de l’“émir” national du GSPC, en l’occurrence Abdelmalek Droukdel.» « À l’issue d’une opération menée par les forces combinées, ce terroriste, qui a participé à plusieurs attentats sanglants, a été éliminé avant-hier soir, au lieu-dit Izoughlamen, dans la localité de R’mila commune de Sidi-Aïch, dans la wilaya de Béjaïa », souligne LIBERTE précisant qu’« un pistolet automatique a été récupéré. Cette opération des forces combinées a été entamée sur les lieux suite à des renseignements qui faisaient état de la présence, dans cette localité, d’un groupe de terroristes.»

A ce propos le Quotidien El Watan du même jour affirme que le « bilan de l’embuscade (est): un terroriste abattu et un autre blessé mais qui a réussi à prendre la fuite avec le reste du groupe armé. Une kalachnikov et une carte professionnelle de la police ont été récupérées sur le terroriste abattu, dont le corps a été évacué vers la morgue de l’hôpital Khellil Amrane. Selon les mêmes sources, il pourrait bien s’agir d’un «émir» activant dans cette région voisine de la forêt de l’Akfadou vers laquelle le groupe terroriste se dirigeait avant d’être intercepté dans cet endroit où des accrochages ont déjà eu lieu.»

Wilaya de Boumerdès

Le Quotidien El Watan du mardi 03 novembre dernier annonce qu’«une bombe de fabrication artisanale a explosé hier, vers 10 h, dans la nouvelle ville de Dellys. Selon notre source, l’engin, placé au pied d’un arbre au bord de la route, a été actionné à distance pour exploser au passage d’un véhicule de la gendarmerie. L’explosion a fait deux blessés dans les rangs des gendarmes. Les blessés, évacués vers l’hôpital de la même ville, ont été ensuite transférés vers un autre établissement sanitaire.» selon le même journal, « un peu plus tôt un autre attentat à la bombe a eu lieu à Imaghninène, un village situé à une quinzaine de kilomètres au sud de la commune de Naciria, sur les hauteurs de Sidi Ali Bounab. L’engin, actionné à distance, a explosé au passage du fourgon qui approvisionne en pain la caserne se trouvant au sommet du mont Sidi Ali Bounab.» Ainsi, « l’explosion a causé des blessures au chauffeur et des dégâts considérables au véhicule », lit-on également dans cette édition d’EL Watan.

Pour sa part, LIBERTE parle d’un un terroriste a été abattu avant-hier à Ammal, dans la wilaya de Boumerdès, par les forces de sécurité, a-t-on appris de sources locales.» « Une arme de type Kalachnikov et une paire de jumelles ont été récupérées sur le terroriste dont le cadavre a été transféré vers l’hôpital de Thénia pour identification » précise LIBERTE tout en soulignant que « selon nos informations, c’est à la suite d’une opération de ratissage, qui dure depuis deux semaines, que cet élément armé, activant au sein de la sériat de Ammal, a été abattu dans le maquis de Djerrah à la rentrée de la commune de Lakhdaria.»

L’édition d’El Watan du mercredi 4 novembre 2009 annonce que « deux terroristes ont été éliminés, hier à 10h, à Ouled Boudhar, dans la commune de Si Mustapha, à 20 km à l’est de Boumerdès. Il s’agit des dénommés K. Amine et G. Rabah. Ils ont été abattus dans une embuscade tendue par les forces de l’ANP. Nos sources précisent que ces terroristes sur lesquels on a récupéré deux kalachnikovs avaient rejoint le maquis il y a trois ans.»

Au plan judiciaire, El Watan annonce que « le tribunal criminel, siégeant à la cour de Boumerdès, a condamné par contumace hier 9 terroristes à la peine capitale. Ils sont poursuivis pour les chefs d’inculpation de création de groupe terroriste armé et homicide volontaire avec préméditation. Le même tribunal a condamné dans une autre affaire le dénommé E. Lounès à une peine de 20 ans de prison ferme par contumace pour adhésion à un groupe terroriste armé.»

Selon le Quotidien LIBERTE du mercredi 04 novembre 2009, les deux terroristes abattus à Si Mustapha « ont i été condamnés à plusieurs reprises par le tribunal criminel de Boumerdès à des peines par contumace pour “adhésion à groupe armé, homicide et destruction de biens d’autrui”. Les cadavres des deux terroristes se trouvent depuis hier à la morgue de l’hôpital de Thénia.»

Wilaya de Tizi-Ouzou

Le Quotidien El Watan du mardi 03 novembre dernier a rapporté qu’après avoir été enlevé vendredi soir par des éléments armés, «Abdallah T. K., propriétaire d’un motel dans la commune d’Iflissen, à une quarantaine de kilomètres au nord-est de Tizi Ouzou, a retrouvé les siens, lundi vers 21h30. Ainsi, l’appel à la mobilisation citoyenne à travers les villages a porté ses fruits, puisque la famille de la victime n’a pas payé la rançon de 700 millions de centimes comme exigé auparavant par les ravisseurs.»

Selon ce même quotidien, « le périmètre susceptible d’abriter les sbires du GSPC a été sillonné par un cortège de près de 400 véhicules, bravant la peur jusqu’à 2h du matin, selon un villageois d’Issenadjène, d’où est originaire le commerçant. Ils ont appelé les ravisseurs à l’aide d’un mégaphone pour libérer l’enfant d’Iflissen. La place du village était déjà noire de monde, hier vers 17h, heure à laquelle la cellule de crise mise sur pied à cet effet fut informée par les ravisseurs de leur décision de libérer leur otage sans condition.»

Le site Tout sur l’Algérie révèle que « dimanche matin, les habitants du village natal de la victime ont refusé le paiement de la rançon exigée. Ils ont accordé un ultimatum  de 48 heures aux auteurs de l’enlèvement pour libérer l’otage. Dimanche soir, alors que l’ultimatum n’avait pas expiré, la famille de la victime a été contactée par les ravisseurs l’invitant à le récupérer. La nouvelle de la libération de T. Abdellah a vite fait le tour de la région et les habitants ont fêté l’heureux dénouement avec un défilé de voitures.»

TSA souligne que « c’est la première fois depuis 2005 et l’apparition du phénomène inquiétant des kidnappings qu’un otage est remis en liberté par ses ravisseurs sans le paiement d’une rançon. Au total, près de 50 kidnappings ont été enregistrés à Tizi Ouzou depuis 2005. Dans la quasi-totalité des cas, les victimes ont été libérées après le paiement d’une rançon – souvent une forte somme d’argent- par leurs famille.»

Dans la région voisine d’Aghribs, le quotidien LIBERTE annonce que « trois militaires, qui participaient depuis quelques jours à une opération de ratissage déclenchée à Aghribs, dans la région d’Azeffoun, à une quarantaine de kilomètres au nord-est de la ville de Tizi Ouzou, ont été grièvement blessés dans l’explosion d’une bombe, a-t-on appris hier de sources sécuritaires locales.»

« C’est au passage d’une patrouille militaire près du village Cheurfa-Bouarzik, à 3 kilomètres du chef-lieu communal, que la bombe a explosé vers 4h du matin, touchant sérieusement trois des soldats de l’ANP, a expliqué notre source. Ces derniers ont été immédiatement transférés vers l’hôpital de Bordj Menaïel (Boumerdès), a indiqué également la même source », précise LIBERTE.

Et ailleurs…

Selon le Quotidien LIBERTE de ce mercredi 4 novembre 2009, « un militaire a été grièvement blessé, avant-hier soir, dans l’explosion d’une bombe artisanale, à Jijel. La déflagration a eu lieu dans une région située à environ 7 kilomètres de la commune de Chekfa, selon des sources sécuritaires qui ont révélé, par ailleurs, qu’un groupe terroriste armé composé d’au moins 16 éléments a été encerclé par les forces de l’ANP, à Sétif. Le groupe a été localisé exactement aux monts de Ketyane et Tachrit dans la commune d’Aïn Azel, faisant jonction avec la wilaya de Batna.»

Pour sa part, El Watan du même jour annonce qu’un terroriste a été neutralisé près des monts de Bouzegza (Lakhdaria) dans lma wilaya de Bouira. « De sources bien informées, nous apprenons que les éléments de l’Armée nationale populaire ayant déclenché une vaste opération sur les monts de Bouzegza, une région boisée située entre les wilaya de Bouira et de Boumerdès, ont réussi au début de cette semaine à mettre hors d’état de nuire un terroriste. Au cours de cette opération, les militaires ont récupéré une arme, confirment nos sources.»



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