Ferhat Mehenni, animateur du MAK, refoulé de Tunisie

Ferhat Mehenni, animateur du MAK, refoulé de Tunisie arton182-6a546« Ferhat Mehenni, l’animateur du Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie (MAK), a été récemment refoulé de Tunisie où il devait rencontrer sa vieille maman âgée 84 ans », a annoncé le site d’information Tout sur l’Algérie, lors d’une mise à jour de son contenu, la nuit du 11 décembre dernier. Selon TSA, Ferhat Mehenni aurait déclaré, vendredi dernier, à la chaîne Berbère Télévision, basée en France (La vidéo est visible ici), qu’« après le refus du consulat de France à Alger de lui délivrer un visa pour venir en France, nous avons choisi la Tunisie pour se rencontrer. Mais, les autorités tunisiennes m’ont refoulé de l’aéroport et je n’ai pas pu entrer dans ce pays pour y rencontrer.»

« Le célèbre chanteur a lancé dans la foulée un appel aux autorités françaises pour délivrer un visa à sa maman. Le militant berbériste a accusé l’Algérie d’être derrière son refoulement de Tunisie », annonce le site TSA. «A l’aéroport de Tunis, les policiers m’ont expliqué que leur pays ne veut pas de problème avec l’Algérie. Nous allons vous mettre dans le même avion qui vous a ramené de Paris », rapporte le site d’information qui rappelle que « Ferhat Mehenni fait l’objet d’un mandat d’arrêt délivré par les autorités algériennes depuis une année », en citant le MAK. (Lire l’intégralité de l’article ici).

Le Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie a mis en ligne sur son site internet un communiqué dans lequel il est annoncé : « En ce jour anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, le 10 décembre 2009, Ferhat Mehenni, opposant kabyle au régime algérien, a été refoulé à l’aéroport de Tunis-Carthage. Tunis, en exécutant servile des ordres et des basses besognes du dictateur algérien et de son pyromane ministre de l’intérieur, vient de ternir un peu plus son image et surtout de bafouer un droit universellement reconnu : celui de la libre circulation des personnes.»

Aprés avoir repris le détail des péripéties du chanteur kabyle en Tunisie, le communiqué conclut par : « Le MAK révolté par cet acte qui attente à la liberté d’un démocrate, élève une protestation solennelle contre la Tunisie et l’Algérie auprès des Nations Unies, de l’Union Européenne et des ONG dont Amnesty International, Human Rights Watch, FIDH…» (Lire l’intégralité du communique ici).



Mohammed Arkoun au Quotidien LIBERTE: « De l’islam asservi à l’islam libéré »

 

Mohammed Arkoun au Quotidien LIBERTE: Mohammed Arkoun, un penseur algérien, philosophe et historien de l’islam, est professeur d’études islamiques. Il s’est intéressé à la pensée islamique et officie à la Sorbonne (Paris-III) « islamologie appliquée ».

Né en 1928 à Taourit-Mimoune, un village des Ath Yenni en Haute Kabylie, région natale des anthropologues Mouloud Mammeri et Ali Sayad et du préhistorien Slimane Hachi, le professeur Arkoun est agrégé de langue et littérature arabes, détenteur d’un doctorat de philosophie et est à la tête de la chaire d’histoire de la pensée islamique à la Sorbonne.

Il est partisan du modernisme et l’humanisme islamique. Parmi ses ouvrages : La Pensée arabe (Paris, 1975), Lectures du Coran (Paris, 1982), Penser l’islam aujourd’hui (Alger, 1993), The Unthought in Contemporary Islamic Thought (Londres, 2002).

Une biographie succincte de Mohamed Arkoun est accessible ICI.

Ce professeur émérite vient d’accorder un entretien au Quotidien LIBERTE, ce jeudi 10 décembre 2009. L’intégralité de l’interview est accessible ICI.

Voici un extrait :

Comment êtes-vous venu à la philosophie ? Au choix de l’islamologie ?

Je ne suis pas un professionnel de la philosophie, je préfère me définir comme un chercheur-penseur, sachant qu’il y a de grands et féconds chercheurs qui s’en tiennent à l’accumulation de connaissances érudites, des savants froids, distants par rapport aux significations, aux retentissements et aux conséquences que ces connaissances peuvent produire sur le présent et le futur des sociétés.

Le chercheur-penseur ne cesse de s’interroger sur la stratégie cognitive d’intervention dans la société et la sphère de connaissance où se déploie la recherche. Ainsi se sont imposées à moi la réflexion et l’interrogation philosophiques dans la discipline que j’appelle l’histoire de la pensée islamique. Je suis le premier à avoir introduit à la Sorbonne une chaire nommée Histoire de la pensée islamique. Mon exemple n’a été guère suivi ni en France ni ailleurs avec, bien sûr, les méthodologies et l’épistémologie historique spécifiques à cette discipline.

Car on parle souvent de pensée islamique tout en ignorant ses tâches, ses programmes, ses stratégies cognitives d’intervention dans le domaine complexe et vaste des études islamiques. Il y a des chaires de philosophie, de théologie, de droit musulman, d’études coraniques, etc., mais pas d’une pensée qui englobe toutes ces disciplines très liées les unes aux autres jusqu’au XIIIe siècle dans les trois religions monothéistes. C’est à partir des XVe-XVIe siècles que s’imposent en Europe chrétienne des lignes de partage entre les disciplines philosophiques et scientifiques, et la théologie qui perd progressivement son statut de discipline souveraine durant le Moyen-Âge. La pensée islamique a connu l’évolution inverse : la philosophie et ses liens avec la science ont été éliminés progressivement après la mort d’Ibn Rushd (1198) ; la théologie elle-même s’est trouvée affaiblie, et la raison s’est éloignée de l’investigation scientifique proprement dite jusqu’à nos jours.

C’est pourquoi j’ai ouvert le vaste champ de recherche sur la Critique de la raison islamique (voir l’édition récente en arabe de mon Naqd al-‘aql al-islâmî).

Cette critique implique l’appel à la philosophie, mais elle part de l’histoire des vicissitudes, de la place et de la sociologie des usages de la Raison dans toutes les disciplines cognitives.

Les fameux séminaires de la pensée islamique, organisés à grands frais par le ministère des Affaires religieuses en Algérie entre 1969-1991, sont devenus une véritable institution officielle. Je les ai suivis assidûment pendant 18 ans.

C’est là que j’ai ressenti la nécessité scientifique de créer une nouvelle discipline que j’ai appelée islamologie appliquée. Il s’agit pour le chercheur de prendre en charge tous les usages que les États, les partis politiques et les divers groupes sociaux enfermés dans leurs mémoires collectives respectives, font concurremment des mots valises comme islam, État, société, politique, vérité, loi divine, etc.

Ces usages ignorent totalement les enseignements, les interrogations, les apports incontournables des sciences de l’homme et de la société concernant les tensions permanentes entre religion, société et politique : ce que j’appelle les trois D en arabe : dîn, dunyâ, dawla. J’ai beaucoup écrit sur ces trois D, mais les discours dominants de l’islam officiel face au discours fondamentaliste éliminent sociologiquement les œuvres scientifiques et critiques sur ces sujets brûlants. Ainsi, bien que mes travaux traitent directement de l’exemple algérien, c’est en Algérie que mes publications sont le moins diffusées, le moins lues et, là où elles le sont, le moins comprises. Parfait exemple de censure généralisée de la pensée critique appliquée à l’intelligibilité des forces profondes de la société réelle par opposition à la société aliénée dans ses représentations mythoidéologiques.

La politique de l’escamotage des cadres sociaux de la connaissance qui soutiendraient les œuvres de la pensée critique a favorisé en Algérie et ailleurs dans le monde musulman le règne sans partage de ce que j’ai appelé depuis longtemps l’ignorance institutionnalisée. Je viens d’employer des concepts qu’on trouve rarement dans les manuels scolaires et que le discours fondamentaliste courant ignore et veut continuer d’ignorer.

Cette coupure entre le discours des sciences sociales et celui des religions en général porte préjudice à tout ce qui touche à la construction d’un espace citoyen pacifique dans les sociétés où l’instance religieuse exerce son contrôle sur tous les domaines sensibles de la production historique des sociétés : politique, culture, connaissances scientifiques, vie artistique, exercice de la pensée critique libre. Cela touche particulièrement les systèmes éducatifs, la formation des maîtres, la liberté de penser, la créativité littéraire et artistique, l’écriture de l’histoire et de l’anthropohistoire.



Kidnapping d’un commerçant à Ouacifs

La Kabylie renoue avec les actes criminels de la subversion islamiste. A en croire le site d’information Tout sur l’Algérie, dans une mise à jour de son contenu le 07 décembre dernier, « le gérant d’une station service à Ouacifs, situé à une trentaine de kilomètres au sud-est du chef lieu de la wilaya de Tizi Ouzou, a été kidnappé dans la soirée du dimanche 06 décembre par un groupe armé », citant des « sources sécuritaires locales.»

« L’homme âgé d’une cinquantaine d’années a été prisdans un faux barrage dressé par des individus armés à mi-chemin entre Ouacifs et Ait Toudert, avant d’être conduit de force vers les maquis voisins », annonce également TSA qui affirme que la victime a été libérée moyennant le versement d’une rançon. (Lire l’intégralité de l’article ICI).

Au plan judiciaire, le Quotidien LIBERTE, de ce 08 décembre 2009, « trois terroristes ont été condamnés à la peine capitale et à la réclusion à perpétuité, par contumace, par le tribunal criminel près la cour de Boumerdès qui les a jugés, dimanche soir, dans deux affaires distinctes.» « Selon l’acte de renvoi, la première affaire met en cause le nommé D. Fodil (originaire de Boumerdès), condamné à la peine capitale par contumace pour “adhésion à un groupe terroriste armé”. La seconde affaire jugée par contumace, le même jour, concerne les terroristes M. Belkacem et T. Aïssa, contre lesquels le tribunal a prononcé la réclusion à perpétuité pour “adhésion à un groupe terroriste armé, kidnapping dans le but de demander une rançon, financement d’un groupe terroriste armé et non-dénonciation” », précise LIBERTE. (Lire l’intégralité de l’article ICI).

Pour sa part, le Quotidien EL WATAN annonce que « le tribunal criminel de Béjaïa a prononcé, en fin de journée d’avant-hier, la peine capitale à l’encontre de cinq terroristes, dont quatre sont en fuite.» « D. Mustapha, déjà condamné par le même tribunal en mai 2007 à la perpétuité, s’est représenté à la barre pour répondre de l’accusation de participation à l’embuscade meurtrière qui a coûté la vie, au début du mois de septembre 2006, à quatre éléments de la BMPJ d’Adekar et à un civil », souligne le correspondant d’El Watan dans la wilaya de Bejaïa avant d’ajuter que « l’attentat avait eu lieu sur la RN12, à une dizaine de kilomètres d’Adekar, quatre jours après celui qui avait fait, dans la ville d’El Kseur, trois morts dont deux policiers.» (Lire l’intégralité de l’article ICI).



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