Identité berbère : le foot ressuscite le débat

La récente rencontre footballistique ayant opposé les sélections nationales algérienne et égyptienne a eu le mérite de remettre sur la table le débat, non clos pour certains, de l’identité des populations du Maghreb du nord, notamment les Algériens.

En écho à milliers de commentaires médiatisés à ce sujet, deux articles attirent l’attention, le premier publié dans le Quotidien El Watan alors que le second l’est dans le magazine hebdomadaire Jeune Afrique. En voici des extraits. Le lecteur trouvera aussi les liens à suivre pour lire l’intégralité de ces deux contributions.

(Cliquez sur le texte en surbrillance pour accéder aux articles sur les sites des deux publications). 

Identité berbère : le foot ressuscite le débat couazaniJeune Afrique/Le paradoxe berbère : Un temps considérée comme un facteur de division, puis comme une menace pour l’unité nationale, l’amazighité constitue désormais l’un des éléments reconnus de l’identité algérienne. Une sacrée avancée, même si tout n’est pas réglé.

 

101607014030El Watan/Ah, si le Pharaon « barbare », pardon le Berbère Sheshonq 1er, revenait !: Pour avoir été étudiant au Caire, pays qu’il connaît mieux que quiconque, pour avoir été sportif accompli, ministre de la Jeunesse et des Sports, ambassadeur et observateur de la politique internationale, Kamel Bouchama dans un voyage à travers le temps, nous livre des éclairages historiques et civilisationnels qui méritent toute l’attention.

Bonne lecture à tous.



Outardes et gazelles : Les braconniers reviennent cette semaine

Outardes et gazelles : Les braconniers reviennent cette semaine 07_32_largeFidèle à sa ligne écologique, le Quotidien El Watan, dans son édition de ce mercredi 25 novembre 2009, annonce que « les émirs du Golfe sont de retour dans la région de Labyodh Sidi Cheikh où ils s’apprêtent à entamer la campagne de chasse à l’outarde et à la gazelle, ou ce que les habitants d’El Bayadh qualifient de campagne d’extermination de ces espèces en voie de disparition.»

Citant des sources locales, le Quotidien précise que « les princes du Qatar sillonnent tout le territoire de la région, à bord de pas moins de 100 véhicules, traquant ainsi ce qui reste des outardes offertes par les autorités algériennes aux braconniers jouissifs.»

Ces braconniers enturbannés « se sentent en terrain conquis. Ils se livrent à leur sport favori sous l’œil protecteur de la Gendarmerie nationale », selon les propos de Larbi Tahar, président du bureau d’El Bayadh de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme, rapporte El Watan.

« Les princes d’Arabie qui mettent en danger la faune dans la région des Hauts-Plateaux chassent les outardes et les gazelles avec l’autorisation des autorités algériennes. Ils s’installent dans les vastes zones steppiques du sud-ouest du pays avec armes et bagages, orientés par des guides locaux. Ces chasseurs bien particuliers sont dotés d’une extraordinaire logistique », comme témoignent les habitants de cette région.

Pourtant, souligne l’article d’El watan, « le ministère de l’Agriculture leur (aux émirs braconniers) délivre des permis de « massacrer » des espèces, contrecarrant ainsi la loi algérienne qui interdit de chasser l’outarde, décret n°509/83 du 20 août 1983, relatif à la protection des espèces animales non domestiques.»

Le journaliste d’El Watan rappelle qu’« une liste de 73 espèces a été arrêtée, dont figurent, bien évidement, la gazelle et l’outarde. Mais cela n’a pas empêché l’Etat algérien d’accorder des dérogations aux riches princes-braconniers. Il y a lieu de souligner que cette « autorisation » concerne seulement les chasseurs étrangers, notamment ceux du Golfe, Qatar, Arabie Saoudite, Emirats arabes unis. Les Algériens sont exclus de cette mesure « exceptionnelle ». Plusieurs chasseurs locaux surpris en train de capturer les gazelles, « sont punis et condamnés à des peines de prison » », selon les indications fournies par Larbi Tahar au journal.

Plus grave encore, les autorités algériennes, faisant fi des « mises en garde lancées par des associations qui militent pour la protection de la faune et de nombreux experts en matière de préservation des espèces animalières en voie de disparition », « avaient autorisé, en 2004, les investisseurs des Emirats arabes unis d’établir une réserve qui s’étend sur 400 ha dans la région de Labyodh Sidi Cheikh afin « d’en préserver les outardes et d’assurer la reproduction ». Mais selon des sources locales, c’est le contraire qui s’est produit depuis. « Les outardes sont en voie de disparition et rien n’est fait pour stopper ce massacre.» »

El Watan conclue par annoncer que le responsable local de la LADDH « a joint sa voix à celles de beaucoup d’associations locales, demandant simplement l’interdiction de la chasse aux outardes et de gazelles, car « cela porterait gravement atteinte à l’environnement et menace dangereusement la faune dans le sud du pays.» (Lire l’intégralité de l’article ICI).

Pour poursuivre la lecture sur ce sujet :

L’Algérie décidée à protéger sa faune

La chasse en violation de la loi

Des émirs du Golfe chassent l’outarde

Braconnage à Khenchela

Silence intriguant des autorités

Une loi protège 23 espèces



Huileries de Kabylie, une activité à moderniser

Huileries de Kabylie, une activité à moderniser fin-recolte-olives-kabylie

 

 

 

 

 

Voici un article paru dans l’édition du 24 novembre 2009 du Quotidien gouvernemental algérien EL MOUDJAHID et traitant des huileries traditionnelles en Kabylie. Sans aborder la qualité et les vertus de cette huile renommée, l’article aborde l’activité de trituration des olives par l’aspect écologique et met la lumière sur les risques de pollution que fait peser le rejet des margines et du grignon dans la nature.

« Cent quarante-huit huileries ont été fermées en 2009 à travers la wilaya de Tizi-Ouzou par arrêtés du wali « pour non-conformité aux normes environnementales » à l’issue d’opérations d’inspection par des commissions d’installations diligentées par la Direction de l’environnement.

Cette mesure a été prise, selon le directeur de l’environnement, « pour la protection du bassin versant du barrage de Taksebt (175 millions de m3) contre les risques de pollution que fait peser sur lui la margine, substance organique noirâtre résultant de la transformation des olives, rejetée à l’état brut » dans les cours d’eau par des huileries situées en amont de cet ouvrage hydraulique destiné à l’alimentation en AEP des wilayas de Tizi-Ouzou, Boumerdès et Alger.

Selon ce responsable, la remise en exploitation des huileries en question est tributaire de la réalisation par les concernés, de bassins de décantation pour le traitement des margines, ainsi que des audits environnementaux pour déterminer les impacts des activités de  ces  huileries  sur  l’environnement, et identifier les mesures et moyens nécessaires à l’atténuation de cette pollution. « 61 unités sur les 148 fermées ont été rouvertes pour cette campagne oléicole pour avoir satisfait aux conditions énoncées », a indiqué le directeur de l’environnement. Le plus grand danger de pollution, a-t-il estimé, » provient des huileries modernes qui, comparativement aux unités artisanales, sécrètent un important volume de margine, dont la grande concentration empêche l’eau de s’auto épurer ».

Les grignons (résidus d’olives broyées) sont un facteur de pollution liée à l’activité des huileries : « cette matière organique imprégnées d’huiles lampantes représente, dans le cas de son rejet aux abords des oueds, une réelle menace pour la nappe phréatique », a expliqué la même source, qui rappelle l’interdiction de déposer cette substance dans les périmètres environnant les cours d’eau.

Pour la récupération et la transformation des grignons produits en grandes quantités par un parc oléicole avoisinant 500 huileries, la Direction de l’environnement fait état de l’agrément par le Calpi d’un projet initié par un particulier à la zone d’activités de Boghni pour « la fabrication de briques de chauffage à l’aide de particules solides, alors que les résidus d’huile récupérés serviront à la fabrication de savons et des shampoings ».»

Vous pouvez retrouver cet article sur le site d’El Moudjahid en cliquant ici.



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